Nos actions et manifestations

Gestion de l’eau en situation de pénurie

 

Dimanche 30 juin 2013, l’AFITA a organisé une conférence sur le thème de la gestion de l’eau en situation de pénurie, en concertation avec la Chambre d’agriculture de Troyes :

 

Avant de présenter le conférencier, Norbert Lipszyc, Ingénieur des Mines, Président de SPNI-France, spécialiste du traitement de l’eau au Moyen-Orient, Jacques Busseuil tient à rappeler les fondements de l’action de l’AFITA, œuvrant en faveur de l’Amitié entre la France et Israël. Il rappelle que cette amitié n’est pas exclusive, et qu’elle ne s’oppose en rien à l’amitié avec d’autres peuples, à la condition toutefois que ceux-ci respectent les valeurs communes qui lient la France et Israël, notamment la démocratie et les droits de l’homme.

 

Puis il remercie de leur présence Monsieur Joël Falmet, Vice-Président du syndicat des viticulteurs de l’Aube, Monsieur William Gozlan, Président de l’Association culturelle Rachi, Monsieur Alain Couturier, Président de l’Amitié Judéo-chrétienne de Troyes, ainsi que l’ensemble des participants. Il rend compte des excuses de Madame Lise Patelli, adjointe au Maire de Troyes, qui aurait souhaité se joindre à nous, mais se trouvait malheureusement indisponible.

 

S’agissant plus particulièrement des viticulteurs de l’Aube, Jacques Busseuil rappelle que la présence de Monsieur Joël Falmet, invité d’honneur, s’inscrit dans un projet de rapprochement entre les viticulteurs de l’Aube, et ceux de la région de Maté-Yéhouda, près de Jérusalem. Une foire aux vins y sera organisée en octobre prochain, à laquelle les viticulteurs de l’Aube seront chaleureusement reçus. Il est remis aux participants un dépliant sur le voyage envisagé, comportant une réception exceptionnelle à Maté-Yéhouda, mais aussi une visite touristique de tous les sites intéressants d’Israël.

 

Puis Norbert Lipszyc expose les enjeux essentiels de la gestion de l’eau en Israël, ce pays recevant 6 fois moins d’eau au m2 que la France, et 2 fois moins que le minimum vital. En dessous de ce minimum, les spécialistes considèrent qu’un pays est en situation de pénurie.

 

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Dans ces conditions, comment expliquer qu’Israël ne soit pas, à ce jour, en manque d’eau, ni pour son agriculture, ni pour la consommation domestique de ses habitants ? Cette question est d’autant plus pertinente que la densité de population de la région est passée de 4 habitants/km2 au début du 20ème siècle à 310 habitants/km2 à l’heure actuelle.

 

La pluviométrie naturelle, uniquement hivernale, fait qu’il ne tombe pas une goutte de pluie pendant 6 mois de l’année. Dans ces conditions, une bonne gestion du lac de Tibériade, constituant un réservoir essentiel, permet de disposer toute l’année d’eau  douce. Il s’y ajoute également la gestion des nappes aquifères, y compris de nappes d’eaux saumâtres (plus ou moins salées).

 

L’équivalent israélien de notre INRA a su sélectionner des plants, y compris de vignes, adaptées à un arrosage direct par ces eaux saumâtres. Cet organisme a su également mettre au point des techniques d’arrosage au « goutte à goutte » qu’Israël exporte actuellement dans le monde entier, notamment en Afrique, en Espagne, en Italie, en Chine, en Inde ...

 

S’y ajoute le traitement et le recyclage des eaux usées et de très importantes usines de dessalement de l’eau de mer, dont la production est en constante augmentation, au point d’atteindre 60% des apports par pluviométrie naturelle. Les efforts des israéliens sont couronnés de succès, au point que certaines rivières, transformées à la fin du 20ème siècle en égouts à ciel ouvert, retrouvent progressivement leur état d’origine. Les migrations importantes d’oiseaux, pélicans, grues… qui passent en très grand nombre par Israël peuvent ainsi retrouver des lieux adaptés pour faire étape.

 

Puis Norbert Lipszyc évoque la situation des Palestiniens, qui ont reçu des aides importantes afin de réaliser des stations de traitement des eaux usées, actuellement à l’arrêt, faute d’une exploitation rigoureuse. Il évoque aussi un appel d’offres international, pour réaliser à Gaza une usine de dessalement d’eau de mer, lequel appel d’offre a été annulé par le Hamas au prétexte qu’une petite part du marché devait être confiée à une société israélienne. Il évoque enfin la propagande mensongère visant à faire croire que les Israéliens volent l’eau des Palestiniens. En réalité, il existe des accords extrêmement précis sur le partage des ressources en eaux de la région. Israël les respecte à la lettre et les interprète toujours avec générosité. Progressivement, au niveau local, il se met en place une vraie collaboration sur le terrain entre palestiniens et israéliens.

 

Enfin, la conférence s’est achevée par un buffet copieux, où tous les participants ont pu déguster de nombreux produits israéliens, tous plus délicieux les uns que les autres, pitots, houmous…

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Les vins « Barkan » et « Yarden » ont égayé les cœurs, tandis  que les convives faisaient déjà des projets de voyage à Maté Yéhouda…

 

Jacques Busseuil

 

 


Voyage au cœur de la Barbarie

On ne revient jamais indemne d’une visite du musée de la shoah à Paris, et du camp de Drancy. Je le savais en m’y inscrivant, ce dimanche 12 mai 2013, dans le cadre d’un voyage organisé par l’Amitié Judéo-Chrétienne de Troyes. Je savais que j’y serais submergé d’émotion, dévasté par l’écœurement, comme je le suis à chaque fois que je me plonge dans la sombre période du nazisme.

Alors, pourquoi m’infliger un tel supplice, un tel dégoût ?

 

Peut-être pour tenter une fois de plus de comprendre l’incompréhensible. Peut-être pour cerner la noirceur de la bête humaine qui se cache au fond de chacun d’entre nous. Peut-être pour apprendre à domestiquer cette bête humaine, l’empêcher de s’exprimer. Peut-être, à mon modeste niveau, pour contribuer à ce que de telles horreurs ne se reproduisent plus.

Le musée de la shoah nous saisit par son silence profond, sa solennité. Les millions de victimes du nazisme y sont présents, sur le mur des noms, dans la flamme éternelle, à travers des photos et des documents d’époque. On cherche à y expliquer l’inexplicable, les pogroms des juifs, les accusations de crimes rituels, leur soi-disant responsabilité dans les épidémies de peste, leurs conversions forcées, l’affaire Dreyfus, la théorie du complot et des « unter-menschen »… Rien ne leur a été épargné jusqu’à l’abominable shoah. Le génocide, la solution finale ! Le camp de Drancy est le lieu où les juifs de France étaient regroupés par milliers, après que la police française les aient chassés, pourchassés comme du gibier, femmes, hommes, enfants, vieillards réunis. Ils étaient parqués là, puis expédiés dans des wagons à bestiaux bondés, depuis la gare ferroviaire du Bourget, jusqu’à Auschwitz. Le voyage durait trois jours pendant lesquels les plus faibles mouraient de soif ou d’étouffement. Les autres arrivaient en enfer.

Mais comment un grand pays civilisé comme l’Allemagne, patrie de Goethe et de Beethoven, a-t-il pu tomber si bas, en y entraînant une partie de la France, retourner à la barbarie la plus primitive, confier son destin à une bande de criminels, dirigés par le plus fou d’entre eux ? Certes, il y a le contexte historique, bien documenté dans le musée de la shoah, mais il y a aussi la guerre de 1914-1918, ayant laissé l’armée allemande dans un état de frustration extrême. Hitler était un obscur caporal dans la bataille de Verdun. Il a accusé les hommes politiques allemands d’être responsables de la défaite. Il a voulu signer l’armistice de 1940 avec Pétain sur le lieu même où avait été signé l’armistice de 1918. Il y a eu aussi la crise économique de 1936, et tous ces philosophes, y compris en France, qui critiquaient la démocratie et ses interminables débats. Ils exaltaient l’ordre et le nationalisme outrancié, considérant les bruits de bottes comme des musiques célestes. Il fallait des duce, des führer ou des guides suprêmes.

 

Mais comment la shoah, si monstrueuse, n’a-t-elle pas permis d’éviter d’autres génocides ? Pourquoi les hommes ne tirent-ils aucun enseignement de leurs erreurs ? Quel est le point commun de tous ces crimes ?

La haine ! Telle est la bête humaine !

Et cette bête est d’autant plus dangereuse qu’elle agit en meutes, qu’elle s’instaure en système, qu’elle se ferme aux autres. On ne revient jamais indemne d’un tel voyage, mais ce devoir de mémoire est essentiel, par respect pour les millions de morts, pour que l’on ne les oublie pas, et pour que leurs morts servent la cause de la civilisation et des droits de l’homme, contre la barbarie.

Jacques Busseuil

Rencontre avec Guilad Shalit

Une délégation de l'AFITA et de France-Israël Dijon, composée notamment de Mireille et Jacques Busseuil, ainsi que de Monique Thébault a été invitée par l'Ambassade d'Israël à rencontrer Guilad Shalit à Paris le 17 avril 2013 (voir page Guilad Shalit).

Josiane Sberro à Troyes le 14/04/2013 :

L’intégrisme et ses dangers

Le ton fut donné dès le début de la conférence, par la projection d’une vidéo de Georges Brassens chantant « mourir pour des idées », dont les paroles très explicites condamnent le terrorisme. Cette chanson a été composée en 1972, peu après l'attentat des jeux olympiques de Munich, de sinistre mémoire.

 

Jacques Busseuil, Président de l’AFITA remercie le rabbin Mickael Gabbaï, Monsieur Couturier, ainsi que Messieurs William Gozlan, Charles Aïdan et René Pitoun de leur présence.

Il rappelle que le thème de la conférence est d’actualité. Certes Israël est confronté à l’intégrisme depuis sa création, mais la France le découvre avec l’Affaire Mérah et avec la guerre au Mali. Il ne s’agit pas ici de montrer du doigt une religion plutôt qu’une autre. L’intégrisme est une pathologie des religions, quelles qu’elles soient. Le but est d’essayer d’en comprendre le mécanisme et de réfléchir ensemble aux moyens permettant d’en éviter les dangers.

Il précise que «La tolérance, ce n’est pas seulement d’accepter que l’autre existe, avec ses différences, c’est aussi de considérer qu’il puisse avoir raison». C’est très précisément en contradiction avec ce principe que certains religieux ferment la porte derrière eux et s’isolent des autres courants de pensée. Ils basculent dans le fondamentalisme, puis dans l’obscurantisme et l’intégrisme, et enfin dans le prosélytisme forcé, avec son cortège de haine et d’agressivité. Les intégristes ne connaissent pas le moindre sens critique. C’est à la fois leur force et leur faiblesse…

Puis il donne la parole à Josiane Sberro, chef d’Etablissement scolaire, Professeur de Philosophie, Vice-présidente de Primo-Infos, Vice-présidente et fondatrice du festival « Al Andalus », Présidente d’un groupe d’Amitié judéo-chrétienne, et infatigable militante des droits de l’homme. Elle s’est illustrée par exemple dans la défense des Touaregs au Mali, qui se battent actuellement au côté des troupes françaises contre les djihadistes.

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« Notre époque, excessive en tous domaines, est en quête d'absolus. Pour Marx, « la religion est l'opium du peuple » et pour Simone Weil, «Marx est l'opium des intellectuels ». Pour le dictionnaire, l'intégrisme désigne les « membres d'un parti qui cherche à soumettre l'État à l'église ». Cette définition confère au mouvement une dimension politique de lutte pour le pouvoir séculaire.  L'intégriste lui, est « l'adepte d'une doctrine qui tend à maintenir un système religieux dans son intégrité originelle ».

L'intégrisme est un mouvement qui privilégie le collectif au détriment de tout accomplissement individuel. L'individu n'y est plus le sujet de sa vie ou de son option morale, il est l'agent de la volonté du groupe. Or la morale est une option individuelle.

Pour l'intégriste, autrui n’existe pas. Intégrisme et tolérance sont définitivement incompatibles.

Intégrisme et christianisme

Pendant près de deux millénaires, le Christianisme, religion prépondérante en Occident, s'est voulu universel, confondant volonté d'expansion prosélyte et universalité des valeurs affirmées.

Croisades, guerres de religion, Inquisition, prosélytisme forcé et impérialisme d'État confondus, le christianisme fut bel et bien un intégrisme authentique et ravageur.

Ayant atteint aujourd'hui l'âge de raison de la spiritualité par le dialogue interne, l'autocritique et la tolérance à l'autre, le christianisme atteint l'universel.

Existe-t-il encore un intégrisme chrétien ? La réponse est négative sur le plan du prosélytisme actif et institutionnel. Vatican II et Jean XXIII ont accompli une œuvre définitive.

L'intégriste chrétien, espèce en voie de disparition, se débusque de temps à autre avec un courant minoritaire ou un autre, par exemple celui de l’Eglise Saint Nicolas du Chardonnet ou certaines églises évangéliques aux USA.

En Occident, la sécularisation définitive des pouvoirs étatiques, la relégation du fait religieux à la sphère familiale et le développement du dialogue inter religieux sont les facteurs essentiels d'une harmonie respectueuse des différences désormais établie.

L'intégrisme chrétien fait partie du passé, de l'Histoire.

Intégrisme et Islam

(Josiane Sberro précise que ses écrits à cet égard sont approuvés par ses nombreux amis musulmans). L'Islam s'est répandu par les armes dès la mort du Prophète, de l'Inde à l'Espagne. «L'Islam n'est pas une religion de pacifistes » affirmait l'ayatollah Khomeiny.

Après une longue période de léthargie (chute de l'empire Ottoman et expansionnisme occidental), la revendication identitaire islamique connaît un réveil brutal.

La révélation de Mahomet est la dernière en date des trois monothéismes, elle synthétise et annule les précédentes dans l'objectif de s'appliquer à l'ensemble de la création.

Cette assertion militante et hégémoniste favorise une adhésion de masse de populations nostalgiques de la grandeur d'antan, ce qui cause du tort à la multitude de musulmans modérés souvent réduits au silence ou à l'impuissance.

L'islamisme est un mouvement intégriste violent. Il s'appuie sur la frustration, l'humiliation, l'occupation : thèmes unificateurs d'une guerre ouverte qui ne dit pas son nom. Il progresse parmi les membres les plus démunis de la communauté musulmane.

L'islamisme intégriste radical n'a pas pour programme de lutter contre la frustration et la pauvreté. Son rayon d'action n'est pas l'humanitaire ou le social mais le politique. Il cherche à asseoir un pouvoir temporel en reconstituant la communauté des croyants et en réinstallant par la force la «pureté » de l'Islam des premiers siècles.

L'Islamisme radical, qui se nourrit de haine et de mort, prospère sous des appellations variées et des alliances objectives : Al-Qaida ou Hezbollah, Hamas, Frères Musulmans ou cellules dormantes des banlieues occidentales, cellules de veille dans les pays arabes, que le printemps arabe a mise en éveil (Ennahda en Tunisie, ses équivalents en Libye, Égypte, Syrie, et autres salafistes…)

Il faut reconnaître et admirer le courage de ces musulmans qui, pour vivre une religion pacifiée, luttent à contrecourant des Frères Musulmans et de leur volonté de conquête et de puissance, lourde hypothèque pour l'avenir. Les pouvoirs publics oublient de leur tendre la main, de les protéger à la hauteur du danger que leur libre parole leur fait courir.

Quant aux médias, des bruits de la rue au monde du sport, ils se complaisent à prétendre à l’objectivité quand ils se contentent de chercher des symétries là où elles n’existent pas.

Intégrisme Juif

Le Livre constitutif, la Torah, Bible ou Ancien Testament, n'est pas simplement une Loi. C'est une vision du monde. Le judaïsme est un mode de vie, la rencontre d'une parole, d'un acte de création et d'un peuple qui accepte l'Alliance.

 

Ce peuple défini comme élu – plus exactement choisi -, ne l'est pas en droits mais en devoirs exceptionnels. Devoirs envers les siens, mais en toute égalité envers l'Autre, à la fois identique et différent. « Ve ahavta ré’éha camo’ha : Et tu aimeras celui qui est ton semblable et ton différent comme toi-même ».

C’est une philosophie ouverte, fondée sur l'action par rapport à soi-même et jamais contre autrui «ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas que l'on te fît », sur l'étude et sur la connaissance.

Étude ininterrompue même aux pires moments de l'histoire, d'un texte plusieurs fois millénaire, mais toujours contemporain. Chaîne des générations où les enfants boivent à la même source que leurs ancêtres et que leurs descendants.

L'histoire juive n'a pas connu d'intégrisme conquérant, la population juive mondiale de 13 millions d'individus en atteste. Il y eut des combats au sein de ce peuple « à la nuque raide », des luttes intestines et des rivalités politiques.

Mais d'actions violentes, pas ou peu : le peuple juif garde un souvenir cuisant de l'une des rares de son histoire : en 586 avant J-C, Guedalia, chargé par l'occupant de maintenir l'ordre parmi les Judéens, fut assassiné par un Zélote, membre d'une secte dont on sait la fidélité extrême et irrédentiste.  Un assassinat provoqué par la volonté de maintenir la pureté du culte ou de la terre est à ce point éloigné des valeurs juives privilégiant l'humain que, 2600 ans après les faits, le jeûne de Guedalia est encore inscrit au calendrier juif comme souvenir amer.

L'histoire juive contemporaine comptabilise les actes criminels de Baruch Goldstein à Hébron et l'assassinat de Itshak Rabin par le sinistre Yigal Amir.

Ces crimes, dont les auteurs ont été sanctionnés, sont-ils des actes intégristes ? Oui dans la forme, car tous deux sont le fait d’hommes religieux, non dans le fond : ils se situent dans un contexte de contestation politique précis.

Le judaïsme n'étant pas prosélyte, la conversion est un véritable parcours du combattant qui demande un apprentissage pouvant prendre plusieurs années. La conséquence est, objectivement, que le judaïsme est aujourd'hui la seule religion monothéiste dont le nombre de pratiquants diminue.

Les auteurs du livre « Tirs croisés » font référence à l'intégrisme juif dans le domaine du droit des femmes et de l'intolérance culturelle. L'intolérance culturelle dont parlent Caroline Fourest et Fiammetta Venner n'est, en tout cas, pas liée à l'intégration sociale, car les textes juifs sont clairs : «La loi de ton pays est ta loi », ils impliquent l'obligation d'obéir aux règles du lieu de résidence.

Ce qui fait du respect de la démocratie une règle absolue, attestée par la « bénédiction du Président et du peuple qui nous accueille » en ouverture de chaque office religieux.

Cette intolérance culturelle n'est pas non plus liée à l'histoire : la célébration de la sortie d'Égypte lors de la Pâque juive inclut une minute de silence pour les souffrances endurées par les Égyptiens qui payèrent cher la libération de leurs esclaves.

Cette intolérance culturelle n'est pas non plus d'ordre du social, le premier des préceptes religieux juifs demeurant « Aime l'étranger car tu as été étranger ».

Le judaïsme pose le postulat que l'ère messianique sera le résultat de l'œuvre sur terre des hommes, de tous les hommes, Juifs ou non. Il s'appuie sur la responsabilité et la dignité humaines.

Mais cette intolérance culturelle se réfère probablement aux puristes dont l'étude est l'unique occupation et qui appliquent à la lettre les textes originels. Leur quête absolue de pureté est avant tout un acte tourné vers l'intérieur et non vers le monde extérieur, un parcours d'Esséniens des temps modernes, plus comparables aux Amish américains qu’aux wahhabites…

Ces fondamentalistes, vêtus de noir de la tête aux pieds, oublient que le judaïsme, depuis Babylone, est avant tout une interprétation des textes. Ils se réfèrent aux seuls propos de leur Rabbi, celui du Shtetl de la lointaine Europe de l’Est.

Ces fondamentalistes ne sont en rien un danger pour l’humanité. Ils sont par contre un poison au quotidien pour la vie juive et la cohésion de l’État d’Israël. Ils n’ont rien accepté du sionisme, qui est un gigantesque mouvement révolutionnaire de libération du peuple juif.

Il est temps pour Israël de remettre de l’ordre.

La Général de division Orna Barbivaï (première femme à atteindre ce poste après neuf femmes pilotes d’essai) a déjà pris des décisions en ce qui concerne le comportement collectif et le respect de l’égalité des sexes.  Des étudiants israéliens, auxquels se sont joints des étudiants juifs de France, sont allés envahir les autobus de Jérusalem dans lesquels les orthodoxes voulaient installer une ségrégation de genre. Filles parmi les hommes et vice versa, cet « envahissement » a eu lieu dans une joyeuse pagaille.

Les rabbins et la plus grande partie des juifs religieux prennent enfin la parole. Le rabbin Amsellem a fait, devant la Knesset, une remise au point argumentée et sans concession vis-à-vis de ces extrémismes inacceptables.

Toutefois, Il est moins dangereux pour l'humanité de voir un fondamentaliste juif finir son parcours dans une yeshiva de Jérusalem plutôt qu'un intégriste islamiste dans un camp d'entraînement d'Afghanistan.

Les citoyens israéliens, eux, qu’ils soient sionistes, laïcs ou religieux, n’ont pas à souffrir dans leur quotidien des exigences outrancières de minorités intégristes. Le Juif n’est pas sur terre pour sauver son âme au Paradis ou rejoindre les hypothétiques vierges dans le ciel. Il est sur terre pour accomplir la Loi et son Dieu lui a dit : « j’ai mis devant toi la vie et la mort, choisis la vie.. »

Et Jacques Busseuil de conclure : La voie royale pour combattre l’intégrisme est celle du dialogue, de l’information, et de la formation des jeunes. Les sociétés ne sont plus étanches, elles s’entremêlent et deviennent multiconfessionnelles. Les lois communes, nécessairement laïques, doivent donc se situer au-dessus des lois religieuses. La séparation du pouvoir politique et du pouvoir religieux va dans le sens de l’histoire. Dans ce contexte, les intégristes nagent à contre-courant, en développant une haine féroce à l’encontre de leurs contradicteurs, et en communiquant cette haine à leurs enfants. L’école, accessible à tous, garçons et filles,  doit être le lieu par excellence où les enfants sont protégés du prosélytisme et de la haine. Par ailleurs, une aide internationale neutre ne devrait-elle pas viser tous les lieux où les intégristes recrutent, dans les prisons, dans les quartiers de misère, afin de ne pas leur y laisser le champ libre...

Après cet exposé, dont la qualité fut saluée notamment par le rabbin Mickael Gabbaï, et par Charles Aïdan, on passa aux festivités avec les danses israéliennes de Maguy et Mireille, et avec les chansons pour la paix de Jacques Busseuil.

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La conclusion, en apothéose, fut constituée par la projection d’une vidéo de Ofra Haza chantant magnifiquement Yeroushalaim, dont le refrain fut repris en cœur par tous les participants, puis par la projection d’une vidéo de Barbara Streisand, chantant l’Hatikva pendant que les participants élevaient leurs bougies, symboles de vie…

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Journée d'information du 07/04/2013

Mireille et Jacques Busseuil ont répondu à l'invitation de l'Association France-Israël-Alliance Gal Koenig, et se sont rendus à Paris le 07/04/2013 pour une formidable journée d'information sur Israël.

Nos voeux à la mairie de Troyes  

Monsieur le Maire,

Nous tenons tout d’abord à vous remercier pour les vœux chaleureux de bonne année que vous avez bien voulu nous adresser, et pour l’accueil personnalisé que vous nous avez réservé, samedi 05/01/2013, en votre mairie, en compagnie de Madame Michèle Laroque, et des membres de votre conseil municipal.                     

Mon épouse et moi-même y représentions notre Association, et nous avons été très sensibles à l’hommage appuyé que vous avez rendu à votre prédécesseur, Monsieur Robert Galley, ancien résistant, député-Maire de Troyes, ancien Ministre, et co-fondateur de l’Institut Universitaire Rachi de Troyes, nous ayant quitté en 2012.

Pour cette année 2013, nous vous souhaitons particulièrement, à vous-même comme à Madame Michèle Laroque, de ne rien changer à la chaleur humaine qui vous anime, et qui fait que nous vous aimons.

Restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

Mireille et Jacques Busseuil

Les vœux de l’AFITA pour 2013

Comme l’année dernière, je me permets de présenter, à tous, nos vœux pour l’année 2013, en les associant à une réflexion en harmonie avec les fondements de notre Association, et avec l’actualité.

Et puisque le système démocratique est un point commun essentiel entre la France et Israël, je voudrais évoquer un souvenir de jeunesse…Un vieux monsieur revenait de Russie, ou plutôt d’URSS, et nous avait fait une conférence rendant compte de son voyage. A cette époque, beaucoup de jeunes étaient encore bercés par la douce illusion de l’existence « de pays libérés du joug du capitalisme ». Ce vieux monsieur allait, en une seule phrase, marquée au sceau de sa solide expérience, martelée comme un avertissement qui nous serait éminemment salutaire, mettre fin à cette illusion.

Une dictature, dit-il, qu’elle soit de gauche, de droite, religieuse ou militaire, est d’abord une dictature !

En ces temps troublés où beaucoup de dictatures sont tombées, mes vœux les plus chers sont que les pays concernés progressent vers la démocratie, seul système de gouvernance acceptable à mes yeux. Bonne année à tous !

Jacques Busseuil

 

Mail adressé le 06/12/2012 à France 5

"Lors de l'émission c'est dans l'air, sur France 5, le 05/12/2012, nous avons beaucoup entendu, beaucoup trop, Madame Leila Shahid, exulter et vitupérer, comme à son habitude, contre Israël, évidemment responsable de tout, y compris de la guerre entre sunnites, chiites, salafistes et autres. Nous ne répondrons pas ici à ses contrevérités et à ses mensonges. Nous voulons simplement attirer votre attention sur le fait que, dans ce genre d'émission, il faut toujours donner un temps de parole égal aux pro-palestiniens, et aux pro-israéliens. Dans le cas d'espèce, madame Leila Shahid n'a eu aucun contradicteur, personne pour rectifier ses propos partisans, et cette émission a donné une vision déformée de la réalité. Bien entendu, nous diffuserons la réponse qui nous sera apportée.

Jacques Busseuil

 

Réunion des Présidents régionaux de France-Israël du 18/11/2012

Nous étions présents à cette réunion, où nous représentions l’AFITA, à l’invitation de l’Association France-Israël-Général Koenig, qui fédère  toutes les Associations France-Israël régionales.

-La matinée fut consacrée aux jeunes, que nos associations doivent intéresser. Nous avons retenu les enseignements suivants : 

     -Les cotisations des jeunes doivent être minorées. En ce qui concerne l’AFITA, nous rappellerons, lors de notre prochaine Assemblée Générale du 14 avril 2013, la gratuité de l’adhésion en tant que membre sympathisant, bien adaptée aux mineurs, et nous proposerons que la cotisation de 10Euros soit systématiquement proposée aux moins de 25 ans.

      -Les jeunes sont plus sensibles à des fallafels-partie, par exemple, qu’à des conférences, quelle qu’en soit la qualité.

     -Enfin et surtout, il est indispensable d’être présent sur les réseaux sociaux, essentiellement facebook, youtube et tweeter. Une plate-forme doit être envisagée, chargée d'informer ces réseaux. En ce qui concerne l’AFITA, nous solliciterons nos adhérents pour désigner un responsable à cet égard.

-L’après-midi fut consacrée à l’expression libre des présidents. En ce qui nous concerne, nous avons exposé notre position sur « Israël, état juif ». Cette réalité, revendiquée avec force par Benyamin Netanyahu dans son discours du 23 septembre 2011 devant l’ONU, avait agacé certains occidentaux. Nous avons exposé les raisons de cette revendication, en reprenant les arguments que nous avions déjà développés dans nos vœux pour l’année 2012. Nous avons aussi plaidé pour une séparation, à terme, entre le domaine religieux et le domaine politique, telle que nous la connaissons en France, depuis la loi promulguée par le grand Aristide Briand en 1905. Un récent sondage effectué en Israël montre que 21% de la population y est actuellement favorable à la promulgation d’une telle loi. Il faudra donc attendre encore quelques années ou quelques décennies à cet égard, de même que dans les pays musulmans avoisinant Israël. En tout cas, l’état juif respecte d’ores et déjà la liberté de conscience de chacun, et les droits de citoyens de tous les israéliens, quelles que soient leurs religions.

Ce fut une grande joie pour nous de participer à cette belle réunion de l’Amitié entre la France et Israël, si magnifiquement organisée par l’Association France-Israël-Général Koenig.

Jacques Busseuil

 

Mérah : La famille de la haine !

 

Les propos de Souad Mérah, la sœur du monstre de Toulouse, jettent la consternation, suscitent le dégoût et la nausée. « Je suis fière de ce qu’a fait mon frère, je suis fière, je suis fière, je suis fière… Les arabes sont nés pour détester les juifs ». Une telle indifférence vis-à-vis des sept victimes de ce monstre, une telle haine vis-à-vis des juifs et de la France, de tels propos extrémistes sont inimaginables, effarants…inhumains !

Mais où est donc la part d’humanisme supposée habiter chaque homme et chaque femme ?

Comment la haine peut-elle à ce point transformer un être humain en bête sauvage ?

Mais qu’ont donc bien pu faire les juifs pour susciter tant de haine ?

Comment en finir avec ce monstrueux serpent de mer ?

Autant de questions qui doivent impérativement être débattues et recevoir des réponses.

La première réaction fut celle de Samy Ghoslan, Président du bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, estimant que la France doit déclarer une sorte d’état d’urgence pour traquer et éradiquer cette haine. La seconde réaction fut celle du parquet de Paris, qui décida de poursuivre Souad Mérah pour apologie du terrorisme. En outre, le ministre de l’intérieur Manuel Valls ne tarda pas à dénoncer les propos de cette dernière, les qualifiant d’insultes envers les victimes de son frère. Nous nous devons de joindre la voix de notre Association France-Israël de Troyes et de l’Aube à ce concert d’indignations légitimes. Nous militons en effet pour l’Amitié entre la France et Israël, pour l’amitié entre les peuples en général, et par conséquent contre la haine et l’antisémitisme. Nous n’oublions pas aussi que Mohamed Mérah avait ignominieusement tenté d’expliquer ses crimes par le conflit du Proche-Orient, impliquant Israël.

Si l’on recherche dans l’histoire ce qui peut expliquer le ressentiment des arabes vis à vis des juifs, on ne trouve que leur refus de considérer Mahomet comme un prophète. Les juifs ne se sont jamais rendus coupables, au cours de leur histoire de quelque exaction que ce soit. Israël ne fait que se défendre et défendre son Droit d’exister. Cela ne rappelle-t-il pas le ressentiment des chrétiens considérant le peuple juif comme un peuple déicide ? Ces deux arguments sont aussi stupides l’un que l’autre, et ils masquent en réalité le refus de reconnaître l’autre tel qu’il est, avec ses différences. Ces arguments relèvent de l’obscurantisme moyenâgeux, fort heureusement disparu à la fin du 20ème siècle, en ce qui concerne la chrétienté.

Que l’on ne s’y trompe pas, le parquet de Paris n’aura sans doute pas gain de cause, puisque les propos nauséabonds de Souad Mérah ont été tenus dans un cadre privé, et non pas en public. Toutefois la plainte pour apologie du terrorisme contribuera à une certaine prise de conscience quant aux risques de l’intégrisme religieux. Elle contribuera aussi à mettre en évidence le fait que Mohamed Mérah n’a pas agi seul. Ses crimes sont les fruits empoisonnés de la haine véhiculée par l’Islam radical, trahissant et dévoyant une religion qui se veut aujourd’hui une religion de paix. Les musulmans eux-mêmes devraient combattre avec plus de vigueur cet Islam radical, sans le justifier par l’islamophobie ambiante, qui ne vise en réalité que les intégristes adeptes du prosélytisme forcé. Ceux-ci ont organisé la ruine du world trade center, ils enlèvent et décapitent des otages innocents, ils assassinent les chrétiens d’orient, ils défilent dans les rues en vociférant contre l’occident à la moindre caricature, à la moindre critique les concernant…

Cette haine est aussi en l’occurrence véhiculée dans un cadre familiale, qui devrait pourtant être le lieu de l’amour et de l’apprentissage de la vie. Oui, la famille Mérah est vraiment la famille de la haine et pourtant… Abdelghani Mérah, l’un des deux frères du monstre de Toulouse, a su se sortir de cette haine, se guérir de ce poison mortel. Il démontre par ses positions, par son courage, clairement exprimés dans son livre « Mon frère, ce terroriste », qu’un avenir meilleur est possible, pourvu que cette haine cesse enfin d’être transmise de générations en générations, y compris sur les bancs de certaines écoles…

Jacques Busseuil, Président de l'AFITA

 

Conférence magistrale

de Maître Charles Meyer, sur le boycott.

L’AFITA a réuni plus de trente auditeurs le 21/04/2012 à la maison des Associations de Troyes, pour entendre Maître Charles Meyer, vice-Président de France-Israël-Général Koenig, avocat aux barreaux de Bruxelles et de Tel-Aviv.

Après les mots d’accueil, et les remerciements d’usage, Jacques Busseuil, Président de l’AFITA,  rappelle l’état d’esprit dans lequel cette conférence est organisée : L’AFITA œuvre pour l’amitié entre la France et Israël, fondée sur leurs valeurs communes, citoyenneté, démocratie. Cette amitié n’est pas exclusive. Elle ne s’oppose pas à l’amitié avec les palestiniens ou avec les pays voisins d’Israël, sous réserve qu’ils respectent ces valeurs, et qu’ils ne mettent pas en cause la légitimité et l’existence même d’Israël. L’AFITA se réjouit que d’autres associations œuvrent pour l’amitié avec les palestiniens. Son propos n’est absolument pas de polémiquer, mais seulement d’informer, notamment sur une ligne rouge à ne jamais franchir, celle de la haine et de l’antisémitisme !

Cet antisémitisme a connu dans le passé des formes diverses. Peuple déicide ou perfide, accusé de complots internationaux. Rien n’a été épargné aux juifs, les accusations à leur encontre se fondant toujours sur de purs fantasmes, jamais sur des faits tangibles. Les juifs servaient en réalité de boucs émissaires, d’exutoires pour tous les débordements, quels qu’ils soient. Or l’antisémitisme prend aujourd’hui des formes différentes : Voici quelques années, une nouvelle idée a germé dans l’esprit malade de certains antisémites : Le boycott !

A Londres par exemple, un grand magasin qui vendait des produits de la mer morte a dû déposer le bilan, après plusieurs semaines de manifestations quasi-continues devant ses portes. Le personnel, de nationalité anglaise, a été licencié. Le grand magasin a été fermé…

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Qu’en est-il en France ? Tel est le propos de Maître Charles Meyer : Il remercie tout d’abord les organisateurs pour leur chaleureux accueil, et pour les propos humanistes prononcés en introduction. Il précise d’emblée qu’il constate une dissymétrie entre ces propos raisonnables, et le discours  fondé sur l’émotion qu’utilise le « BDS » (c’est le nom du principal collectif pour le boycott en France). Il rappelle que, malheureusement, la plupart des associations pro-palestiniennes militent en faveur du boycott, et que le « BDS » reçoit même le soutien de certaines personnalités connues, dont une ancienne garde des sceaux. Ceci est d’autant plus incompréhensible que le boycott est un acte de terrorisme caractérisé, puisqu’il vise à contraindre les commerçants et leurs clients par la peur. En outre, les opérations de boycott sont, en France, de nature délictuelle, puisqu’ils sont sanctionnés par l’article 225 du Code pénal, sur la discrimination et l’incitation à la haine.

A titre d’exemple, Maître Charles Meyer évoque un festival de danse folklorique, que les organisateurs ont dû annuler, sous la pression de partisans du boycott, qui dénonçaient qu’un groupe de jeunes israéliens et israéliennes puissent participer au festival. Il évoque aussi le port de Sète, que la compagnie israélienne AGRESCO avait choisi pour importer ses agrumes. Ce projet prévoyait la création de nombreux emplois… Le « BDS » a tenté vainement de s’opposer à ce projet, fort heureusement soutenu par les municipalités de Sète et de Montpellier. On apprit à cette occasion que la compagnie AGRESCO importait notamment des agrumes en provenance de Cisjordanie… Est-ce l’intérêt des Palestiniens qui est défendu par le « BDS » ? Il y a lieu d’en douter !

Maître Charles Meyer dénonce en outre une forme qu’il estime particulièrement grave du boycott, celui des Universités, qu’il considère comme un acte de régression culturelle, de refus du visage de l’autre, voire de négation de son existence même. Il estime cependant que l’arsenal juridique en France est suffisant pour faire condamner tous ceux qui militent en faveur du boycott. Les condamnations sont du reste systématiques, sauf quelques cas de vice de forme.

Dans ces conditions, pourquoi le « BDS » continue-t-il son action malfaisante, qui a du reste une incidence négligeable sur l’économie israélienne, laquelle demeure florissante ? Deux réponses sont apportées par Maître Charles Meyer : La première est que les peines prononcées ne sont pas peut-être pas assez dissuasives. La seconde est que le prétoire, au cours des procès, devient un lieu de propagande, permettant au « BDS » de développer ses théories haineuses à l’encontre d’Israël.

Comment le « BDS » justifie-t-il le boycott ?

     -Acheter des produits agricoles en provenance d’Israël revient à cautionner le fait qu’Israël a volé les terres palestiniennes. Or Maître Charles Meyer rappelle qu’aucun centimètre carré de terre n’a été volé par les juifs, qui les ont achetées au prix du marché. Il rappelle que ces terres, généralement désertiques et inexploitées à l’origine, ont été mises en valeur par les israéliens. Il rappelle en outre que cette théorie de la « terre volée » en cache une autre, explicitement inscrite dans le Coran, selon laquelle une terre conquise par les musulmans devient à son tour musulmane, jusqu’à la fin des temps. C’est à ce titre qu’Israël n’a pas lieu d’exister. Certains fondamentalistes revendiquent d’ailleurs que l’Andalousie est aussi une terre musulmane, comme si la terre avait une religion !

     -Israël est une théocratie raciste, qui pratique l’apartheid. Maître Charles Meyer rappelle à ce sujet qu’Israël est certes un état juif, comme l’Angleterre est un état anglican. Ceci ne l’empêche nullement, comme en Angleterre pour les non-anglicans, d’accorder les mêmes droits de citoyens aux non-juifs, et d’avoir mis en place des juridictions et des tribunaux laïques. Il cite comme exemple le fait que c’est un juge arabe qui a récemment condamné le président israélien pour harcèlements sexuels. Quelle meilleure preuve du bon fonctionnement des institutions israéliennes !

En conclusion, Maître Charles Meyer fustige l’idée, que certains antisémites veulent répandre, notamment à travers le boycott, selon laquelle le Moyen-Orient, voire même le monde entier, serait beaucoup plus paisible sans les juifs. Ces antisémites occultent les guerres sordides et incessantes qui minent depuis toujours le monde musulman lui-même, entre sunnites, chiites, salafistes et autres factions rivales, incapables d’accueillir en leur sein les 650 000 réfugiés palestiniens de 1948. Les actuels conflits en Syrie donnent un bien triste exemple de cette situation!

Trente spectateurs…c’est bien peu pour une conférence aussi magistrale, dans tous les sens du terme. L’AFITA, Association France-Israël de Troyes et de l’Aube n’existe que depuis quelques mois. Elle sait rester modeste, et remercie infiniment Maître Charles Meyer de l’avoir ainsi aidée à grandir.

PS: Nous ne résistons pas au plaisir de publier un extrait d'une lettre reçue par l'AFITA postérieurement à cette conférence: "La passionnante intervention de Maître Meyer m'a conforté dans mes opinions à l'égard de la problèmatique israélo-palestinienne. Je souhaite aider votre association à poursuivre dans cette voie car il y a une vraie méconnaissance des gens sur ce sujet..."

 

Nous y étions: 

Beau succès du premier congrès des amis d'Israël en France


Un millier de personnes s’est retrouvé le mardi 3 avril 2012 à la Maison de la Mutualité pour une soirée de soutien à Israël tout à fait originale : le premier Congrès des Amis d’Israël. Cette soirée était due à l’initiative des Groupes parlementaires d’amitié France Israël à l’Assemblée et au Sénat, avec le soutien d’organisations amies d’Israël (CRIF, ELNET, European Friends of Israel, Fondation France Israël et Association France Israël). Sur la tribune étaient dressés les drapeaux français et israéliens ainsi qu'un chevalet muni d'une grande feuille de papier sur laquelle, tout au long de la soirée, les invités prestigieux et les personnalités de tous bords ont apposé leurs signatures, au bas d'un « Pacte des Amis d'Israël ».

Arié Bensemhoun, délégué des Amis d’Israël, a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes des tueries de Toulouse et de Montauban. Le président d'ELNET-France, Pierre Dassas, a ouvert les travaux, passant immédiatement la parole à Nicole Guedj, ancien ministre et présidente de la Fondation France-Israël. Nicole Guedj a notamment insisté sur le fait qu'on parle trop souvent des ennemis d'Israël alors que les amis de l'État juif sont bien plus nombreux. Elle a également donné les grandes lignes d'un sondage IPSOS particulièrement favorable à Israël.

Lui succédant, Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères et européennes, a narré avec émotion son récent voyage en Israël, à la suite de la tuerie de Toulouse. « C'est le sang de nos deux pays qui a coulé » a dit le ministre, ajoutant : « L'antisémitisme est contraire à toutes les valeurs de la République ». Pour Alain Juppé, il existe entre la France et Israël une relation particulière, une amitié indéfectible, un lien intime. Pour lui, cette relation entre la France et Israël sort plus renforcée et plus vigoureuse après le drame du lycée Ozar Hatorah. Abordant la question de la menace nucléaire iranienne, le ministre d'État a assuré que « face aux menaces, Israël trouvera toujours la France à ses côtés ».

« Nous n'accepterons jamais que l'Iran possède l'arme atomique » a martelé le ministre. Par ailleurs, il a insisté sur le fait que la France n'a jamais baissé la garde contre le terrorisme, ajoutant : « Les tirs contre Israël venant de Gaza sont intolérables et la France les condamne avec force ». Enfin, rappelant le jumelage de Bordeaux dont il est le maire, avec Ashdod, Alain Juppé a terminé sur ces mots : « Vive Israël ! Vive la France ! Vive l'amitié franco-israélienne ».

Édith Cresson, qui lui a succédé à la tribune, a choisi d'évoquer des souvenirs personnels et l’ancien Premier ministre a expliqué comment, selon elle, on devient un ami d'Israël.

Une première table ronde a suivi cette série d'interventions liminaires. Elle avait pour thème : « Printemps arabe, Iran et Syrie, nouveaux risques, nouveaux défis » et réunissait Alexandre Adler et Michel Taubmann.

Puis, ce fut au tour de Manuel Valls, directeur de la communication de la campagne de François Hollande et maire d'Évry, de prendre la parole. Il a choisi de se référer au texte de la proclamation d'Indépendance de l'État d'Israël, par David Ben Gourion. « Ce texte remarquable », a-t-il dit, « est la meilleure défense pour contrer les ennemis d'Israël ». Rappelant la longue tradition des liens entre la gauche, le PS et Israël, qu'il a défini comme une « nation start-up », « grande nation parmi les nations », Manuel Valls a fustigé le boycott d'Israël, qu'il a qualifié d'absurde, critiquant l'UOIF pour le choix de ses invités douteux lors de son prochain rassemblement.

 Députée maire UMP de Nancy, Valérie Rosso-Debord - après la projection d'un extrait du discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte, où le président avait dit avec force son attachement à Israël - s'est élevée contre l'indignation sélective de Stéphane Hessel et de ses amis. « Israël, c'est la démocratie, la prospérité, la stabilité », a-t-elle insisté.

 Après la projection d'une série de vidéos sur la coopération franco-israélienne dans les domaines les plus divers, Pierre Lellouche, secrétaire d'État au Commerce extérieur, a axé son discours sur son expérience personnelle d'Israël, notant que si « le Kibboutz a changé , Israël réussit remarquablement dans le high-tech » et ajoutant que « la France s'est beaucoup inspirée d'idées israéliennes, comme les pôles de recherche ou la réforme des universités ».

 « Il faut arrêter de diaboliser Israël », a affirmé le Secrétaire d’État. « Le poison qui est distillé par certains médias et Internet a un effet véritablement dévastateur », a-t-il ajouté.

 Une deuxième table ronde, sur le thème de « L'indignation sélective »,a réuni Sophie Chauveau, Gilles-William Goldnadel, Jacques Tarnero et Jean-Charles Zarka.

Gilles-William Goldnadel a assuré que « Sans les gens qui l'ont encensé, Stéphane Hessel ne serait rien », ajoutant : « Une très grande partie de la presse française accepte cette indignation sélective ».

Prenant la parole, Christian Estrosi, ancien ministre et député maire de Nice, a déclaré : « l'histoire d'Israël, c'est l'histoire de notre civilisation tout entière ». Il a fustigé à son tour l'UOIF et a rappelé avec émotion les nombreux voyages d'élèves niçois en direction des camps de la mort.

Présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin a rappelé le soutien de sa formation à Israël et à la sagesse juive, expliquant : « Israël est une promesse qui vient du fond des âges et qui nous dépasse infiniment ».

 Après un message vidéo de Jean-François Copé, député maire de Meaux et secrétaire général de l'UMP, Claude Goasguen, député maire UMP du 16ème arrondissement et président du groupe d'amitié France-Israël à l’Assemblée nationale, s'en est pris à une certaine presse et a fustigé la désinformation, estimant qu'il n'est pas admissible que tant de contre-vérités sur Israël soient véhiculées dans les médias. Il a contesté la position de la France pour l'admission de la Palestine à l'UNESCO. Pour rattraper ce qu'il estime être une erreur, il a espéré que la France fera tout ce qui est en son pouvoir pour qu'Israël soit enfin admis au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie et a prôné la création d'un Office franco-israélien de la Jeunesse française et israélienne.

Deux représentants de la société civile, le pasteur Florence Taubmann, présidente de l'Amitié judéo-chrétienne de France et le docteur Paul Kieusseian, président de Sassoun, association d'amitié entre le peuple arménien, le peuple juif et Israël en présence du rabbin Michel Serfaty, président de l'Amitié judéo-musulmane de France, ont exprimé, à leur tour, leur amour d'Israël.

 C'est au président du CRIF, Richard Prasquier, qu'il est revenu de conclure la soirée. Il a choisi de le faire en racontant trois anecdotes personnelles très édifiantes et en se félicitant de la forte et saine réaction nationale après le drame de Toulouse.

Après de vifs remerciements de Samy Ravel, ministre plénipotentiaire près l'ambassade d'Israël à Paris, les participants ont entonné l'Hatikva et la Marseillaise.

 Dans le public, on notait, entre autres, la présence de nombreuses personnalités politiques, ainsi que des représentants de la communauté juive. Une dizaine d’organisations étaient partenaires de cette soirée, ainsi que les acteurs de la coopération bilatérale entre la France et Israël.

 Un joli coup d'essai. Une soirée très réussie. Bravo aux organisateurs!

 Jean-Pierre Allali

 Ajout de Jacques Busseuil: A noter que deux intervenants ont suscité des mouvements de réprobation de l'assistance, en utilisant le mot "colonisation" à propos des "implantations" dans des territoires conquis en 1967. Il est vrai que le mot "colonisation" renvoie aux conquêtes des Européens, au 19ème siècle, dans des territoires qui n'étaient manifestement pas les leurs, cette colonisation s'accompagnant souvent de génocides ou d'asservissements. Rien de tel en Cisjordanie, où certains juifs se considèrent comme chez eux, en Judée Samarie. On peut être pour ou contre les "implantations", qui constituent un sujet essentiellement politique, et donc à propos duquel l'AFITA ne se prononcera pas. Par contre, l'usage du mot "colonisation", avec tout ce qu'il sous-entend, est pour le moins inapproprié, quand il n'est pas malveillant.
Un autre sujet a aussi soulevé quelques réprobations, à propos de réactions d'Israël,"qui doivent être proportionnées"aux attaques du Hamas. Nous demandons à Monsieur Alain Juppé de nous préciser ce qu'il faut faire, lorsque des milliers de roquettes sont envoyées sur les villes du sud d'Israël, par des terroristes qui se cachent au milieu des populations civiles palestiniennes. Comment faire pour éliminer ces terroristes, ce qui est parfaitement légitime, sans causer des dommages collatéraux. Chacun sait que le concept de "guerre chirurgicale", inventé par les américains dans leur guerre en Irak, ne correspond à aucune réalité sur le terrain.

 

Mail envoyé à la Mairie d'Angoulème le 04/04/2012,

en concertation avec les amis d'Israël.

Nous sommes stupéfaits d'apprendre que votre mairie prêterait une salle, la semaine prochaine, à une association Palestinienne. Cette salle serait alors consacrée à une exposition de photos desterritoires palestiniens, y compris de la bande de gaza, dirigée par le Hamas, organisation terroriste.

Nous sommes choqués et peinés que votre municipalité cautionne ainsi une opération de propagande partisane, où Israël ne manquera pas d'être encore diabolisé. Selon notre avis, il serait toujours préférable d'organiser ce genre de manifestation en regroupant une association pro-palestinienne et une association pro-israélienne, ce qui aurait le mérite de les faire se rencontrer, et dialoguer.

Restant à votre disposition

Jacques Busseuil, Président de l'AFITA

 

Communiqué de presse

     L'Association France-Israël de Troyes et de l'Aube, l'AFITA, qui a inscrit dans ses statuts la lutte contre l’antisémitisme, souhaite s'exprimer à propos des récents évènements de Toulouse et de Montauban:

     Nous tenons en premier lieu à manifester notre immense tristesse et notre compassion envers les victimes et leurs familles. Cette tristesse, qui touche l’ensemble des Français, est partagée par de nombreux Israéliens, qui ont fait part de leur solidarité.

     Tout acte antisémite, sur notre territoire national, constitue  une atteinte à la France, mais aussi à Israël, en raison de leurs valeurs communes.

     Nous avons appris avec effroi l’assassinat odieux de quatre personnes dont trois enfants, parce qu’ils étaient juifs, dans une école de Toulouse, par un monstre antisémite. Celui-ci était déjà auteur de trois autres meurtres injustifiables de militaires français, parce qu’ils étaient militaires. Notre première réaction a été de dire combien cette circonstance démontrait que la laïcité et les valeurs de la République, en l’occurrence bafouées,  sont précieuses et doivent être défendues, expliquées, confortées et confirmées à chaque instant et en toute occasion. Nous souhaitons nous y employer à notre modeste niveau.  

     Lorsque nous avons entendu que ce monstre tentait d'expliquer ses crimes par les morts d'enfants palestiniens, nous avons pensé à tous ces articles de presse qui dénaturent Israël. Il est honteux de vouloir établir un lien entre des assassinats délibérés et de sang-froid, notamment d’enfants innocents, et les malheureuses victimes d’un conflit voulu par des organisations terroristes, qui n’hésitent pas à utiliser des enfants comme boucliers humains.

     Nous voulons rappeler ici qu'Israël, état pleinement démocratique, partage les mêmes idéaux que la France, de tolérance, de liberté de culte et de conscience. Nous voulons rappeler que la France a déjà connu d'autres attentats terroristes sur son sol, notamment dans le métro St Michel, dans la synagogue Copernic et dans la rue des rosiers à Paris, et rappeler aussi qu'Israël est soumis à de tels attentats en permanence depuis sa création. Il n'est pas question de récupérer ces tristes évènements pour quelque cause que ce soit, sinon pour défendre nos valeurs communes, que ces terroristes veulent combattre, en vertu de fondamentalismes religieux d'une autre époque.

     Il se trouve que nous avons des liens étroits avec l'Association de l'Amitié judéo-chrétienne et que nous croyons aux vertus du dialogue inter religieux. C'est la raison pour laquelle nous voudrions conclure en exprimant notre profond désir de rencontrer nos amis musulmans, qui ont su s'exprimer dignement dans ces tristes circonstances. Nous combattrons ensemble tous les fondamentalismes, et défendrons ensemble les valeurs de la République

Jacques Busseuil, Président de l’AFITA

 

L’AFITA

au congrès des communautés juives de France

du 18 mars 2012

Nous y avons notamment participé à trois débats particulièrement intéressants :

Le premier concernait la shehita, abattage des animaux de boucherie  selon la tradition juive, dont une récente émission de télévision dénonçait à tort le caractère barbare, en raison de la souffrance infligée aux animaux. En réalité, l’abattage industriel au pistolet est plus contestable du fait du pourcentage de « ratés », de 8 à 16%, impliquant une mort atroce de l’animal. Dans la tradition juive, le respect de l’animal va de soi. Il est néanmoins envisagé une évolution des règles de la shehita et de la cacherout, afin de minimiser encore la souffrance des animaux, et de diminuer le pourcentage de viande écartée. Il est précisé que les communautés juives perçoivent 1,60Euros par kilogramme de viande, ce qui permet de financer la shehita, qui ne coûte rien aux autres communautés.

Le second débat auquel nous avons participé concernait les nouvelles formes de l’antisémitisme. Les haines traditionnelles à l’encontre du peuple soi-disant déicide, ou envers les initiateurs du supposé complot juif, sont relayées par l’antisionisme, la désinformation et le boycott. Nous rappelons que le sionisme n’est que l’aspiration légitime du peuple juif à pouvoir s’établir sur la terre de ses ancêtres (Tsion). Cette aspiration constante depuis la destruction d’Israël en l’an 70 par les Romains, s’est concrétisée au 19ème siècle du fait des pogroms en Europe orientale, de l’affaire Dreyfus en France, et de la situation dégradante des dhimmis dans les pays musulmans. Cette aspiration n’a rien à voir avec les excès du nationalisme en Europe au 20ème siècle, avec les colonisations par les Européens en Afrique, en Asie ou en Amérique, et encore moins avec l’apartheid en Afrique du Sud. La désinformation vise justement, à travers de multiples articles de presse insidieux, à faire l’amalgame entre sionisme, nationalisme, colonisation et apartheid.

Quant au boycott des produits israéliens, il est vivement combattu, notamment par le BNVCA de Sammy Ghoslan, qui dénonce devant les tribunaux les instigateurs ou les auteurs de ces boycotts, sur le fondement de la loi anti-discrimination, dont nous avons la chance de bénéficier en France. Nous organisons du reste une conférence sur ce thème à Troyes le 23 avril prochain, animée par Maître Charles Meyer.

Enfin, la réunion plénière a vu s’exprimer Monsieur Claude Guéant, Ministre en charge des cultes, Messieurs Manuel Valls, Jean-François Copé et Jean-Thomas Nordmann, représentant respectivement Messieurs François Hollande, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, sur le thème de la laïcité. Tous les quatre ont souligné le fait que la laïcité ne combattait nullement les religions, garantissant au contraire la liberté de conscience et de culte, sous réserve de respecter les lois de la République. Tous les quatre ont souligné que tout acte antisémite constituait  une atteinte à l’ensemble des français, et à leurs valeurs communes. Ils ont aussi précisé sans ambiguïté que la légitimité d’Israël n’était pas négociable. Nous en avons pris acte avec satisfaction.

Le hasard du calendrier a fait que, dès le lendemain, nous avons appris avec effroi l’assassinat odieux de quatre personnes dont trois enfants dans une école juive de Toulouse, par un fou-furieux antisémite, déjà auteur de trois autres meurtres injustifiables contre des militaires. Cette circonstance démontre combien la laïcité et les valeurs de la République, en l’occurrence bafouées,  sont précieuses et doivent être défendues, expliquées, confortées et confirmées à chaque instant et en toute occasion. Nous nous y employons à notre modeste niveau.

Jacques Busseuil, Président de l’AFITA


"Misholim"

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Une délégation de l'AFITA a visité Misholim, en Israël, à 50 km au nord de Tel Aviv, et s'engage aux côtés de cette Association exemplaire, ouverte aux handicapés, sans distinction de race ou de religion."Misholim" est une association à but non lucratif, créée en 2010 pour promouvoir et apporter une assistance aux handicapés, y compris ceux qui souffrent de handicaps sévères, grâce au contact avec des animaux.

"Misholim" reçoit des enfants et des adultes, les aidant à relever les défis de leur développement comportemental et émotionnel. Nos activités s’effectuent au "Centre Tlamim" dans le Kibboutz Magal.

Le "Centre Tlamim" et "Misholim" ont beaucoup de points communs:

La même vision : Aider des enfants en danger, atteints de handicaps mentaux ou physiques, à améliorer leur qualité de vie à travers des rencontres avec le monde animal.

Le même engagement : Travailler au meilleur niveau professionnel, et démontrer l’intérêt des handicapés pour les soins donnés aux animaux.

Nous croyons que la relation suivie entre des enfants et des animaux rend la vie meilleure.

Elevage de chiens

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La rencontre avec des chiens aide les individus à adopter des comportements sociaux, à maîtriser leurs émotions etc.

Elevage de chevaux

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Un parcours à cheval est un défi physique et sportif, conduisant à surmonter d'autres défis de la vie.

Réserve de faune et flore

Les animaux sauvages sont généralement craintifs. Par un processus continu de soins et le suivi de l'animal, des rapports étroits peuvent s’établir.

Nous avons achevé la construction de notre Centre de parcours à cheval. Ce centre reçoit environ 400 cavaliers par semaine.

La construction de notre élevage de chiens en est à ses débuts, et un centre provisoire nous permet de démarrer notre programme.

Notre réserve de Faune et flore est actuellement localisée à l'extérieur du « Centre Tlamim». Nous planifions son déplacement dans le centre lui-même, en mémoire d'Ofir Mizrachi, ce qui facilitera les expériences uniques de connexion entre animaux et handicapés.

En raison de la nature du centre et de sa structure, il sera utilisé comme un pôle d'emplois pour les handicapés sévères.

Quand un utilisateur de fauteuil roulant monte sur un cheval, rien ne le distingue d’un autre cavalier. Récemment il a été annoncé qu'une jeune fille n’aurait plus à subir une intervention chirurgicale grâce à ses parcours sportifs à cheval. Ainsi, avec sa force personnelle, elle a pu en partie surmonter son handicap.

Les objectifs du programme pour les handicapés incluent :

Amélioration de la confiance en soi et de l’auto-image.

Apport d’une expérience à portée pédagogique positive, dans un environnement Protecteur.

Aide au développement de la capacité de communication, et des compétences sociales.

Instruction et promotion de la responsabilité sociale.

Echange de chaleur et d'amour.

Amélioration des capacités motrices et de l'équilibre.

Activités destinées aux handicapés, ayant des difficultés d'intégration dans la société.

Aide à la coordination des mouvements.

Aide au renforcement musculaire et amélioration de la santé.

Les principes du programme incluent:

Plan personnel - notre programme tient compte des besoins individuels, et s’adapte à la personnalité et aux particularités de chacun.

Traitement coopératif - des conseillers thérapeutiques et des professionnels scolaires travaillent en commun en vue d’une prise en compte globale de l'individu, par un dialogue continu.

Travail en groupe - le travail en groupe développe l’attention et le respect des autres.

Misholim est actif dans les projets suivants:

1. Activités extra - scolaires pour des Juifs et des Arabes handicapés physiques sévères, en vue de leur traitement et de leur réadaptation. Nous sommes associés à cet égard avec le Ministère de la solidarité, avec l'organisation ILAN  et l'Organisation ESRA.

2. Cours de formation en vue de l'obtention d’un emploi - les cours sont donnés par l'organisation « ENOSH », à laquelle le Ministère de la Santé et Misholim sont associés.

3. Groupes thérapeutiques éducatifs – pour les jeunes en danger - Nous sommes en relation à cet égard avec les collectivités locales et le Ministère de la solidarité.

Nos partenaires les plus importants, pour toutes ces activités, sont les volontaires qualifiés, qui ont rejoint notre équipe et qui enrichissent nos programmes par leur chaleur humaine et leur compréhension.

Projets Planifiés:

  1.  1. Ouverture d'activités extra - scolaires supplémentaires pour enfants ayant un déficit intellectuel - ILS 150,000 = ~USD 40,500 annuellement.
  2. 2. Ouverture de groupes supplémentaires pour les jeunes en danger – ILS 30,000 = ~USD 8,100 annuellement.
    1. 3. Ouverture d'un cours de formation dans le centre de dressage de chiens – ILS 100,000 = ~USD 27,000 annuellement.
    2. 4. Création de la réserve de faune et flore Ofer Mizrachi dans le Centre de Tlamim – ILS 650,000 = ~USD 175,700.
    3. 5. Construction d'un élevage de chiens – ILS 200,000 = ~USD 54,100.

En résumé:

"Misholim" et "le Centre Tlamim" sont réunis pour améliorer la qualité de vie d'adultes et d’enfants handicapés, par le contact avec des animaux. Nous pensons que les contacts des handicapés avec des animaux rendent leur vie meilleure. Nous espérons que les adultes et les enfants de notre centre actuel deviendront les salariés du centre de demain, et qu’ils pourront envisager avec nous un projet de vie indépendante.

Nous attendons avec impatience une coopération fructueuse avec vous. Veuillez agréer l'expression de nos sentiments les plus distingués,

Shani Achdut, PDG Misholim Association, shani.achdut@gmail.com | +972 (0) 54249 7905,  www.misholim.org

 

Un cœur pour la paix : l’AFITA totalement solidaire.

 

Une délégation de l’AFITA a répondu à l’invitation de France-Israël-Dijon, et s’est rendue dans la cité des Ducs le 24/01/2012, pour participer à une conférence du Docteur Muriel Haïm, fondatrice et Présidente de l’Association « un cœur pour la paix ».

Son projet de création de cette Association est né d’une simple rencontre avec un grand Professeur de cardiologie pédiatrique Israélien, travaillant à l’hôpital Hadassah de Jérusalem. Il s’agit d’une Association non-politique, non-religieuse, non-communautariste, dont le but est de financer, par des subventions et des dons, des interventions chirurgicales pour des enfants de Cisjordanie ou de Gaza, souffrant de malformations cardiaques le plus souvent mortelles.

Pourquoi des enfants de ces régions ? Tout simplement parce que les bébés Israéliens (juifs, chrétiens ou musulmans) bénéficient quant à eux d’une couverture sociale et d’hôpitaux comportant des services de chirurgie cardiaque pédiatrique de qualité, alors que les enfants de Cisjordanie et de Gaza n'en bénéficient pas, en dépit des subventions internationales considérables versées depuis des décennies à l’Autorité Palestinienne. A noter toutefois que, grâce à ces subventions, la durée de vie moyenne des Palestiniens est à ce jour de 72 ans, soit quelques années de plus que la durée de vie moyenne dans les pays voisins. A noter encore que, contrairement à ce que certains prétendent, il n’y a pas de malnutrition en Cisjordanie, ni à Gaza. Un cœur pour la paix finance donc les opérations de ces enfants palestiniens par des équipes chirurgicales israélo-palestiniennes de pointe, dans l’hôpital Hadassah.

Le docteur Muriel Haïm a présenté l'historique, les réalisations (400 enfants opérés à ce jour !) et les projets de l'association, notamment celui de soutenir pendant trois ans l’ouverture d’un dispensaire de cardiologie pédiatrique à Ramallah par une équipe palestinienne.

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Devant une assistance attentive et conquise de plus de cent personnes, comprenant aussi des représentants de l’Association France-Palestine, ainsi que de la communauté musulmane de Dijon, Muriel Haïm a su expliquer comment ce projet avait aussi pour but de favoriser des rencontres et des dialogues entre mères israéliennes et mères palestiniennes, unies par le même désir de soigner leurs enfants. En outre, ces enfants palestiniens sauvés dans l’hôpital de Hadassah seront peut-être dans leurs vies futures des ambassadeurs de la paix…C’est un pari sur l’avenir. Aux questions posées sur la façon dont les enfants palestiniens étaient choisis pour bénéficier de l’intervention de son association, Muriel Haïm a précisé que seule l’urgence d’une opération était prise en compte, et que tous les cas d’urgence absolue étaient heureusement traités sans délai. Elle a rappelé que, plus généralement, 20 000 adultes et plus de 2500 enfants de Cisjordanie et de Gaza sont soignés chaque année dans les hôpitaux israéliens.

Avec des mots simples, généreux et sincères, Muriel Haïm a su faire l’unanimité sur son projet, expliquant que la paix dans cette région du monde était compliquée, semblable à une « pelote de ficelle impossible à démêler », mais dont elle avait la certitude de tenir l’un des bouts. Son projet d’association est ainsi tout entier résumé dans son titre « un cœur pour la paix »…

Il y a des personnages lumineux, comme Muriel Haïm, qui nous montrent le chemin, sans en dénier les obstacles, et qui nous y précèdent par leurs discours, mais aussi par leurs actes, ce qui est beaucoup plus difficile. A la réflexion, nous avons aussi la certitude, dans nos Associations France-Israël, de tenir un autre bout de cette pelote de ficelle, tant pour nous l’amitié entre les peuples va de soi. Un grand bravo en tout cas pour Monique Thébault et toute l’équipe de France-Israël-Dijon, pour avoir si bien organisé cette conférence, et pour nous montrer aussi le chemin. Nous serions en effet très honorés d’une venue de Muriel Haïm à Troyes. Cela nous donne aussi envie de rencontrer à nouveau des représentants de France-Palestine, pour dialoguer encore, si possible, sur la paix…

Jacques Busseuil

 

 

 

Nos voeux pour l'année 2012

 

Ce début d'année 2012 est l'occasion pour moi de m'interroger sur la notion de peuple juif et d'état juif, qui pose problème à certains...

Les juifs constituent un peuple depuis plus de trois millénaires, et une nation cohérente depuis 1948, dont l’identité inébranlable et indestructible plonge ses racines dans l’histoire et la préhistoire du judaïsme. Non pas que tous les israéliens soient religieux, les juifs israéliens comprennent des athées, des agnostiques, des croyants plus ou moins pratiquants et une petite minorité de religieux, de l’ordre de 10%. Sans qu’il soit besoin de faire des études statistiques à cet égard, il apparaît que les pourcentages de ces différentes catégories sont comparables en Israël et en Europe.

Ces pourcentages semblent liés aux modes de vie modernes, au niveau de culture, et non pas aux religions concernées. Quoi qu’il en soit, la très grande majorité des israéliens juifs se reconnaissent dans les valeurs du judaïsme. Tous, y compris ceux qui sont athées, sont fiers de leurs origines. Oui, les juifs constituent assurément un peuple, en dépit des brassages, et du prosélytisme initial. Prendre ces brassages et ce prosélytisme, comme le font certains, pour affirmer péremptoirement que le peuple juif a été « inventé », relève de l’ignorance ou de la désinformation. Il y a même certains juifs pour véhiculer cette absurdité. Selon mon point de vue, c’est encore plus grave, et cela constitue incontestablement une véritable trahison, car leurs errements ne tardent pas à être utilisés par d’autres, pour délégitimer l’existence même d’Israël.  

En réalité, la très grande majorité des juifs sont unis par une culture et une tradition. Ils sont solidaires les uns des autres, et ils parlent une langue qui leur est commune, l’hébreu. C'est la définition même d'un peuple, universellement admise. Si, dans ces conditions,  les juifs ne constituent pas un peuple, aucun autre peuple ne peut être reconnu. Tous les peuples ont en effet connu pareils brassages et pareils prosélytismes.

Mais qu’en est-il des israéliens non-juifs ? Eh bien, comme dans toutes les démocraties, ils bénéficient des droits qui s’attachent à tout citoyen, notamment du droit de vote et de l’accès à l’éducation, aux soins et aux protections sociales en général. Comme dans tous les pays occidentaux, ils peuvent pratiquer librement leurs cultes et ne sont nullement invités à se convertir. La contrepartie est aussi, comme en Europe, de satisfaire à certains devoirs, notamment celui de respecter les institutions d’Israël.

 Pour l’heure, les musulmans sont dispensés de service national. Cela peut se comprendre si on considère que, depuis sa création, l’état juif est en guerre avec ses voisins musulmans. « Etat juif »? Le mot est lâché ! Il est pourtant parfaitement synonyme du mot « état israélien », puisqu’Israël est le deuxième nom de Jacob, ancêtre des juifs. Cela peut en effet surprendre en France, où la séparation de l’Eglise et de l’état a été votée en 1905, après plus d’un siècle de débats houleux, au cours desquels les anticléricaux s’opposaient quelquefois avec violence aux religieux catholiques, qui n’entendaient pas renoncer au pouvoir politique.

Que l’on sache que ces débats existent aussi en Israël, mais qu’une telle loi n’est pas prête d’y être promulguée aujourd’hui. Le vote de l’ONU en 1947 consacre en effet la partition de la Palestine en un état juif et un état musulman. Cette partition perdurera tant que les pays voisins d’Israël lui voueront une agressivité exacerbée, favorisant en Israël un repli identitaire bien compréhensible. Actuellement, les israéliens juifs, dans leur grande majorité, y compris parmi ceux qui ne sont pas religieux, veulent un état juif, de culture juive, et les israéliens non-juifs sont priés de respecter cette volonté.

Je suis personnellement très favorable à cette loi de 1905, qui organise en France les relations entre le domaine religieux et le domaine politique, qui consacre la séparation salutaire entre les deux domaines, et qui garantit à chacun sa liberté de conscience et de culte. Je note toutefois que les autres démocraties occidentales ne bénéficient pas d’une telle loi, ce qui ne les empêche pas d’être laïques, y compris s’agissant de l’Angleterre, qui est un pays anglican, ce dont personne ne s’indigne.

Je souhaite que cette année 2012 permette une plus grande reconnaissance d'Israël, notamment de ses voisins, y compris des nouvelles démocraties succédant, je l'espère sans oser y croire, aux anciennes dictatures. Je remercie vivement ceux qui adhèrent à notre Association, manifestant ainsi leur solidarité avec Israël, et leur amitié pour un pays qui partage les mêmes valeurs. Je souhaite que tous ceux qui n'y adhèrent pas encore, et qui reçoivent nos voeux, s'interrogent sur l'opportunité de nous rejoindre, et nous retournent leur bulletin d'adhésion disponible sur le site lui-même. Bonne année à tous!

Jacques Busseuil

 

 

Visite de LOD le 13/11/2011

 

Une délégation de l’AFITA, à laquelle participait notamment Maurice ASSARAF, a été reçue par le Maire de LOD, Monsieur Meir NITZAN, en présence de Madame DAHAN, Madame et Monsieur WASSERMANN, et Monsieur REVIVO, ses collaborateurs, ainsi que de Monsieur BENABOU, du Ministère du Tourisme, à l’initiative de la réunion.

Nous avons été très chaleureusement accueillis autour d’un buffet, au cours duquel Monsieur le Maire nous a souhaité la bienvenue et nous a présenté le programme de développement de sa Ville, qui compte 74.500 habitants dont 68% de juifs et 32% de musulmans et de chrétiens. LOD se situe à proximité immédiate de l’aéroport international Ben Gourion, à 15 mn de Tel Aviv et 30 mn de Jérusalem.

LOD, avec ses 6000 ans d’histoire, est une des plus anciennes villes d’Israël. Elle est connue et célèbre sur les cinq continents, pour son église St Georges, où la tombe de ce Saint est vénérée par des chrétiens du monde entier, notamment de Bourgogne et au sein du scoutisme international, dont il est le saint patron.

 
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Nous avons été impressionnés par la présence d’une zone industrielle hi-tech très dynamique, et séduits par l’important projet d’aménagement du Centre-ville, et de la Place de la Paix, où se trouvent déjà regroupées l’église St Georges, la mosquée El Omri et la synagogue Shaarei Shamaim.

 

-Un beau symbole de tolérance entre communautés-

Nous avons aussi pris acte de la future création d’une faculté académique, pouvant se rapprocher de l’UTT de Troyes, et de la prochaine implantation d’un centre de recherche hébraïque,  susceptible de communiquer étroitement avec l’institut universitaire Rachi de Troyes.

 

Madame DAHAN nous a enfin informés sur la vie culturelle et sportive, riche et harmonieuse, qui constitue un lien solide entre tous les habitants de LOD, sans exclusive.

Nous sommes ensuite allés visiter la somptueuse église St Georges, dont les trésors nous ont émerveillés.


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 La ville de Lod se porte candidate à un jumelage avec la ville de Troyes.

Considérant que les deux projets phares de ce jumelage seront constitués par les rapprochements entre la faculté académique, actuellement en projet, et l’UTT d’une part, et entre le centre d’étude hébraïque, également en projet, et l’institut universitaire Rachi d’autre part, il est envisagé de revoir ce dossier avec la ville de Troyes après concrétisation et démarrage de ces deux projets.

Nous avons pris acte par ailleurs que, selon Monsieur Benabou, d’autres villes israéliennes pourraient être également candidates à un jumelage avec Troyes.

Monsieur Maurice Assaraf, Vice-Président de l'AFITA, a remis officiellement, début 2012, le dossier de candidature de la Ville de LOD à Madame Lise Patelli, Adjointe au Maire de la Ville de Troyes, chargée des relations internationales et des dossiers de jumelage.

 

ASSISES FRANCE-ISRAEL DE HAIFA

 Nous avons été invités à participer le 28 octobre 2011 auxAssises de la Coopération décentralisée France/Israël à Haïfa (Israël), sur les jumelages en des villes de France et d'Israël et y avons prononcé la communication suivante :

 "Mesdames et messieurs, chers amis,

L’Amitié entre la France et Israël va de soi, elle coule de source tant les deux pays s’abreuvent aux mêmes valeurs " … La première partie de la communication fut identique à celle prononcée devant l’équipe de football d’Israël, pour s’achever différemment comme suit : 

"Voilà pourquoi je me sens chez moi, aussi bien en France qu’en Israël.

L’Amitié entre nos deux pays n’est nullement exclusive. Elle est ouverte et accueillante. Elle ne s’oppose en rien à l’amitié avec tous les pays du Moyen-Orient, dès lors qu’ils respectent nos valeurs communes et reconnaissent la légitimité de l’existence d’Israël.

J’ajoute que notre Association France-Israël de Troyes et de l’Aube a assisté avec bonheur au match de football féminin entre les deux équipes de France et d’Israël à Troyes le 26/10/2011.

A l’occasion de ce match, notre Association, accompagnée de la Présidente de France-Israël de Dijon, a remis à l’équipe d’Israël une coupe de l’Amitié France-Israël, et nous avons fait signer aux joueuses un maillot que nous ferons remettre à Guilad Shalit."

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Puis le Maire de la ville de Lod est monté à la tribune, où il a fait part de la candidature de cette ville à un jumelage avec le ville de Troyes. Notre Association a aussi dans ses missions de favoriser de tels jumelages. C'est dans ces conditions que nous avons été invités à visiter Lod dans les jours qui suivaient.

 

 

 

 En marge du match de football

entre les équipes féminines de France et d’Israël

à Troyes le 26/10/2011

 

Une délégation de l’Association France-Israël de Troyes et de l’Aube, l’AFITA, a rencontré le 25/10/2011 l’équipe d’Israël au Novotel de Barberey St Sulpice. La présidente de France-Israël-Dijon s’était jointe à la délégation. Celle-ci a remis à l’équipe une coupe de l’Amitié France-Israël accompagnée du discours ci-dessous :

« Mesdames et messieurs, chers amis,

L’Amitié entre la France et Israël va de soi, elle coule de source tant les deux pays s’abreuvent aux mêmes valeurs :

     -Les lois y sont les mêmes pour tous les citoyens et toutes les citoyennes, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leurs religions. La déclaration des droits de l’homme et du citoyen, fondatrice de la Constitution française d’un côté, et les principes énoncés par Ben Gourion, à la base du Droit Israélien de l’autre, fondement de la démocratie, sont parfaitement comparables à cet égard.

     -Les protections sociales généreuses pour tous les citoyens, la liberté de la presse, l’indépendance de la justice, l’importance essentielle donnée à l’éducation des jeunes dans des Universités ouvertes à tous, sont également parfaitement comparables dans les deux pays.

     -Les échanges de connaissances et de technologies sont nombreux, qu’il s’agisse d’agriculture, d’aéronautique, d’informatique, de médecine, d’énergie…

     -Le rôle de la culture, des arts et des sports, est très important dans les deux pays. C’est dans ce cadre que nous vous accueillons à Troyes, pour ce match de football entre les deux équipes féminines de France et d’Israël. C’est la raison pour laquelle vous pouvez vous sentir chez vous dans les deux pays.

Bonne chance à vous et quel que soit le résultat du match, c’est le sentiment d’Amitié qui l’emportera. Voilà pourquoi nous remettons, à chacune des deux équipes, la coupe de l’Amitié France-Israël !!! »

Après quoi les joueuses ont apposé leurs autographes sur un maillot de l’équipe d’Israël, qui sera remis par l’AFITA à Guilad SHALIT, en même temps que la seconde coupe de l’amitié, qu’il n’a pas été possible de remettre à l’équipe de France, pour raison de sécurité.   

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Les yeux des joueuses pétillaient de joie au moment où elles ont reçu la coupe de l’Amitié  Elles ont invité  la délégation à dîner. La soirée improvisée fut belle, aussi spontanée que chaleureuse.  

 

 Association France-Israël de Troyes et de l’Aube, AFITA               Le Monde ,

Maison des Association,                                                   Monsieur Philippe Jannet

63 Avenue Pasteur, 10 000 Troyes       80, bld Auguste Blanqui75707 Paris Cedex 13

Email : France.israel.troyes.aube@gmail.com                          

Tel 06 08 68 60 40,                                                         

site www.France-israel-troyes.e-monsite.com     

Monsieur le Présidenr Directeur Général,

Je suis un fidèle lecteur de votre journal, qui fait référence dans la presse française. J’y apprécie généralement un minimum de neutralité par rapport à l’actualité. C’est la raison pour laquelle j’ai été particulièrement choqué d’y lire un récent article sous le plume de Monsieur Benjamin Barthe, intitulé « Les jeunes oubliés d’Israël », qui déforme à l’excès la situation des  arabes israéliens.

Vous prétendez qu’ils « espèrent simplement être considérés comme des citoyens à part entière » et vous écrivez vous même, quelques lignes plus loin et sans aucun soucis de cohérence,  que « dans les années 1970, ils sont devenus citoyens à part entière ».

Vous évoquez la Nakba de 1948 comme « un naufrage de la Palestine ». Peut-être auriez-vous dû rappeler que ce sont les pays arabes qui ont refusé la partition décidée par l’ONU en 1947, refusant l’existence même d’Israël, condamné à être jeté à la mer. Peut-être auriez-vous dû rappeler que ce sont encore les pays arabes qui ont engagé les conflits de 1967 et de 1973. Peut-être auriez- vous dû rappeler que les organisations terroristes du Hezbollah au Liban, et du Hamas dans la bande de Gaza, n’ont pas modifié leur point de vue depuis 63 ans sur la nécessité de détruire Israël, soutenus en cela par la Syrie et l’Iran, où je vous invite à aller passer quelques jours de vacances, pour information.

Bien sûr il y a des cas de discrimination, régulièrement condamnés par les Tribunaux laïcs israéliens. Nous les condamnons également, mais n’y a-t-il pas de discrimination en France, et partout dans le monde (singulièrement dans les pays arabes) ? Les condamnez-vous avec la même virulence ?

Je vous signale aussi une petite erreur de soustraction dans votre article, évidemment dans le sens qui vous convient, puisque vous évoquez la présence de 900 000 palestiniens dans les frontières d’Israël en 1948, dont 700 000 auraient quitté les lieux. Sauf erreur, il en restait donc 200 000 en Israël, et non pas 150 000 comme vous l’écrivez. Bien évidemment, vous écrivez qu’ils ont été pour la plupart chassés de  « leurs » terres par les troupes israéliennes. En réalité, ce fut malheureusement le cas pour une partie d’entre eux, contre les instructions précises et réitérées de Ben-Gourion, mais une part d’entre eux quitta volontairement les lieux. Personne ne sait la répartition entre ces deux parts et rien ne vous permet d’utiliser le terme « la plupart ». Vous devriez par ailleurs vérifier qui était propriétaire des terres en 1947. Avez-vous entendu parler du KKL, qui a acheté de nombreux terrains aux turcs avant 1914 ? Savez-vous qu’il n’y avait que 200 000 « palestiniens » dans les frontières actuelles d’Israël, à la fin du 19ème siècle ? Pensez-vous qu’ils se considéraient comme « palestiniens » ?  Savez-vous que les philistins, d’origine grecque, qui ont donné leur nom à la Palestine, ont disparu 8 siècles avant notre ère ? Peut-être pourriez-vous aussi vous intéresser aux 900 000 juifs qui ont quitté les pays arabes en 1948, dont 600 000 sont allés en Israël, en laissant sur place leurs biens fonciers, bien réels quant à eux. Savez-vous que 200 000 palestiniens ont déjà pu bénéficier du « droit au retour », pour regroupement familial, et que 170 000 vivent illégalement en Israël ?

Bref, votre article pernicieux est grossièrement partial. Il victimise exagérément la population arabe israélienne, dont le niveau de vie est pourtant inégalé dans les pays voisins, alors que cette stratégie s’est révélée inefficace depuis 63 ans. Ne pensez-vous pas que de victimiser les arabes israéliens, à côté des rescapés des pogroms, de la shoah et du statut de Dhimmis des pays arabes a quelque chose d’indécent ?

 Je vous invite à consulter http://fr.wikipedia.org/wiki/Arabes_israeliens où vous pourrez mettre à jour vos connaissances malheureusement lacunaires. Je vous invite aussi à republier un article équilibré, en tenant le plus grand compte, s’il vous plait, des éléments qui précèdent.

Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Messieurs, l’expression de mes sentiments néanmoins respectueux

 

Jacques Busseuil, Président de l’AFITA

 

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20 septembre 2011: Nous y étions!

Une délégation de notre Association France-Israël de Troyes et de l’Aube s’est rendue le 20 septembre 2011 à Paris à l’appel des "Amis d’Israël pour la Paix". Elle a retrouvé notamment de nombreux responsables de France-Israël Dijon, et de France-Israël-Alliance Général Koenig. Nous avons eu beaucoup de difficultés pour trouver une place dans le théâtre du gymnase, car celui-ci était rempli par plus de mille spectateurs. Certains d’entr’eux ont dû écouter les discours depuis le trottoir, devant le théâtre, tant l’affluence était exceptionnelle.

Ce furent près d’une vingtaine d’intervenants qui prirent la parole, plus prestigieux les uns que les autres, parmi lesquels, par ordre de passage, le Père Desbois, auteur de "la Shoah par balles",  Madame Edith Cresson, ancien premier ministre, Madame Christine Boutin, ancien ministre, Monsieur Claude Goasguen, député, accompagné de nombreux autres élus de tous bords politiques, ainsi que son Excellence Monsieur l’Ambassadeur d’Israël en France, Monsieur Yosi Gal. Ils exposèrent, chacun avec sa sensibilté, pourquoi ils étaient favorables à la création d’un état palestinien, mais pas dans les conditions envisagées lors de la prochaine Assemblée Générale de l’ONU. "Bienvenue à un état Palestinien respectueux des Droits de l’Homme". Tous insistèrent sur la légitimité d’Israël, et son Droit de vivre dans des frontières sûres. Tous insistèrent sur le caractère démocratique d’Israël et sa volonté de négocier avec l’Autorité Palestinienne. Tous insistèrent sur le fait que la Palestine n’apporte pas actuellement les garanties suffisantes pour pouvoir être reconnue comme Etat, au moment notamment où le jeune Franco-Isrélien Guilad Shalit est retenu comme otage dans la bande de Gaza, dans des conditions barbares et inhumaines, depuis plus de 5 ans.

Les points communs de tous les intervenants furent le respect et la modération vis à vis de l’Autorité Palestinienne, et une immense ferveur pour Israël, qui fait désormais partie du concert des nations développées, et participe activement à la vie culturelle et scientifique de la planète. Cette ferveur, chargée d’émotion, s’est communiquée à l’ensemble des participants, notamment au moment où la foule, digne et debout, a chanté l’Hatikva puis la Marseillaise. Un grand moment d’enthousiasme!

Les représentants de notre Association France-Israël de Troyes et de l’Aube, l’AFITA, sont fiers et heureux de pouvoir dire: " Nous y étions! "

          

 

                                                       

                                                      

                                 

AFITA: Programme de l’exercice 2011/2012

 

Octobre 2011 : Match de football à Troyes entre les équipes féminines de France et d’Israël. Mise en place d’un stand France-Israël en accord avec la FIFA. Distribution de bulletins d’adhésion aux spectateurs. Discours du Président de l’AFITA, spectacle de danse Israélienne et Remise de coupes de l’amitié France-Israël, à chacune des deux équipes, au cours d’une réception officielle à la mairie de Troyes.

Printemps 2012 : réédition à Troyes de la conférence sur le boycott, telle que déjà organisée à Dijon.

Juin 2012 : Journée consacrée à Guilad Shalit, à l’occasion du 6ème anniversaire de sa détention dans la bande de Gaza (en espérant qu’il aura déjà été libéré avant cette journée). Sous réserve de la décision de Monsieur le Maire de Troyes, auquel nous adresserons une demande, nomination de Guilad Shalit au rang de citoyen d’honneur de la ville de Troyes (il est déjà citoyen d’honneur de la ville de Paris). Participation souhaitée de l’Association France-Israël-Dijon à cette manifestation.

Rencontre de Maires des communes de l’Aube, des représentants du Conseil Général, des Universités etc...afin de les informer de l’existence de notre Association, et de ses objectifs. Corrélativement, recherche de communes israéliennes candidates au jumelage avec une commune de l’Aube.

Automne 2012 : Conférence sur l’histoire d’Israël avec le concours de l’Alliance France-Israël Général Koenig. Présentation des sites touristiques actuels, en Israël.

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