Histoire d'Israël

ANTIQUITE

Photo: Reconstitution du Temple de Jérusalem 

La première mention d’Israël apparaît sur la stèle de Merneptah vers 1200 av. J.‑C. Cette stèle comporte un hymne célébrant la paix entre l’Égypte de Merneptah et Canaan. En effet il y a plus de 3000 ans que le peuple hébreu s'installa dans le pays de Canaan, à l'emplacement actuel d'Israël. Le roi David y créa la capitale de ce pays à Jérusalem, où son successeur, le roi Salomon, construisit le premier temple. Les juifs gouverneront la région pendant un millénaire, malgré plusieurs invasions (Babylone, Grèce, Empire romain), jusqu'à la destruction du second temple en l'an 70.

 

 L'EXIL

Photo : Synagogue de Capharnaüm

La Révolte de Bar Kokhba, en 132 après J.-C. provoquera l’exil forcé d’une majorité des juifs et la nouvelle appellation de la région en "Palestine", afin d’essayer d’effacer le lien entre le peuple juif et la Terre d’Israël. Cette dénomination a été retenue par référence au peuple philistin, originaire de la mer Egée, ayant vécu en cet endroit dans la haute antiquité, disparu depuis le 8ème siècle avant notre ère. En 628-629 après J.-C., une nouvelle révolte juive contre l’empereur byzantin Héraclius conduira à un massacre massif et à l’expulsion presque totale des Juifs de la région. Leur population se réduisit alors considérablement et atteignit probablement son point le plus bas. Toutefois, une présence juive minoritaire s'y maintint continuellement. De surcroît, la ville de Jérusalem restera constamment un lieu très important et très fréquenté de pèlerinage pour toute la diaspora juive.

En 636 après J.-C., la Terre d’Israël fut prise par les Arabes musulmans. Le contrôle de la région échut aux Omeyyades (Syrie), puis aux Abbassides (Irak). La région fut gouvernée un temps par les Croisés, principalement francs, de 1099 à 1260, date à laquelle elle tomba aux mains des Mamelouks Turcs, jusqu'au début du 20ème siècle. La fin de l’Empire ottoman, après la Première Guerre mondiale, placera la région sous administration (1917) puis mandat britanniques (1922) après accord de la Société des Nations. Bien que très difficilement estimable, la population de la Palestine, à l’intérieur des limites de l'actuel État d’Israël, s’établissait aux alentours de 200.000 habitants au XIXe siècle, selon les sources de l’époque (recensement turc et démographes contemporains), soit environ 6 habitants au km2.

 

EPOQUE MODERNE

Photo: Carte d'Israël

À partir de 1882, le baron français Edmond de Rothschild acheta de la terre en Palestine ottomane et finança le premier établissement à Rishon LeZion. Puis ce fut l'organisation KKL, financée par la diaspora juive, qui acheta, souvent à prix d'or, toutes les terres mises en vente en Palestine. Enfin, en novembre 1947, l’ONU proposa un plan de partage de la Palestine entre un État juif (sur 55 % du territoire) et un État arabe tandis que Jérusalem devenait un corpus separatum sous administration internationale. La population arabe le refusa. Dès le lendemain, la Guerre de Palestine débuta.
  

Selon la Promesse faite par Lord Balfour à Chaïm Weizmann, le mandat britannique sur la région avait notamment pour but d'établir un "foyer national juif" en Palestine, répondant aux aspirations du mouvement sioniste. Ce mouvement était né parmi les communautés ashkénazes d'Europe centrale et orientale sous la pression des pogroms, mais aussi en Europe occidentale, à la suite du choc causé par l'affaire Dreyfus, qui compte parmi les motifs du lancement du Congrès sioniste par Theodor Herzl. Ce mouvement résultait aussi du statut dégradant de "dhimmis" des juifs en Afrique du nord, où ils étaient certes tolérés, mais en bénéficiant d'une protection toute relative moyennant leur soumission aux autorités musulmanes, et contre paiement d'impôts spécifiques. Le sionisme entend œuvrer à redonner aux Juifs un statut perdu depuis l'époque romaine, à savoir celui d'un peuple regroupé au sein d'un même État. De 1918 à 1948, au cours de "l'Alya", la population juive en Palestine passe de 83.000 personnes à 650.000. Cette croissance est due à une forte natalité, mais surtout à une forte immigration causée par les troubles politiques de l'Europe de l'entre deux-guerre, ainsi qu'à la montée de l’antisémitisme en Europe centrale et orientale dès les années 1920, lequel antisémitisme culmine dans la Shoah.

 

L’ETAT D’ISRAËL

photo: Ben Gourion et son gouvernement 

L'État d'Israël fut proclamé le 14 mai 1948. Il n'a pas cessé d'être en guerre avec ses voisins depuis cette date. Ce furent la guerre dite d'indépendance, puis la guerre des six jours, puis la guerre de Kippour, déclarées par les états arabes refusant l'existence même de l'état d'Israël. Des accords de paix fragiles furent néanmoins signés par la suite avec l'Egypte, puis avec la Jordanie, au terme desquels Israël accepta de rendre des territoires conquis contre l'assurance d'une non-agression. Il reste à faire la paix avec la Syrie et avec le Liban. Il reste aussi à trouver une solution politique pour répondre aux aspirations des populations arabes de Cisjordanie et de Gaza, dans le respect, bien évidemment, du droit à l'existence de l'Etat d'Israël, de culture juive.

La guerre d’indépendance de 1948 s’accompagna de l’exode de près de 700 000 Arabes palestiniens, qui fuirent pour la moitié d'entre eux les conditions de guerre, espérant revenir "chez eux" après la victoire des armées arabes, et qui pour l’autre moitié furent expulsés par des israéliens, en dépit des prescriptions contraires du Gouvernement de Ben Gourion, prônant un état démocratique et multiculturel. Par ailleurs, dans les années qui suivirent la création d’Israël, 900 000 réfugiés juifs fuirent ou furent expulsés des pays arabes. Parmi eux, 600 000 se réfugièrent en Israël.

 

 SITUATION ACTUELLE 

Photo : rue de Jérusalem 

Actuellement, le Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah au Liban ne reconnaissent ni l’existence ni la légitimité d’Israël et refusent officiellement tout contact avec ses représentants. Leurs motivations sont essentiellement la haine des juifs, enseignée jusque sur les bancs de leurs écoles. Plus idéologiquement, ils n'acceptent pas qu'une "terre d'Islam" puisse devenir autre chose qu'une "terre d'Islam". Pourtant, la Palestine n'a jamais été dans l'histoire un état constitué et l'identité palestinienne est née en 1948, en même temps que l'état d'Israël lui même. Les immenses pays voisins n'ont jamais accepté l'intégration en leur sein des 700 000 réfugiés palestiniens, perpétrant même de terribles massacres dans cette population (septembre noir). C'est ainsi que 60 ans après l'indépendance d'Israël, ces "réfugiés" ont encore ce statut, transmis de père en fils. 

Aujourd'hui, Israël est un petit pays par la taille, d'une superficie comparable à celle d'une région française, organisé en république parlementaire multipartite et en démocratie libérale, ayant adopté le suffrage universel. Sa population actuelle, de 7 500 000 habitants se répartit en 76,5 % de juifs, 17,5 % de musulmans, 2,1 % de chrétiens, et 3,9 % de non spécifiés. Le taux d'alphabétisation global y est de 96%. Tous les Israéliens, quelles que soient leurs religions, y bénéficient des mêmes droits (notamment du droit de vote). L’unique chambre de son Parlement, renouvelée tous les 4 ans est la Knesset, dont les 120 membres, représentant toutes les communautés, siègent à Jérusalem. Le chef d’État est le président d’Israël qui n’a essentiellement qu’une fonction honorifique. Il désigne le Premier ministre dans le parti ou la coalition majoritaire à la Knesset, afin que celui-ci compose son gouvernement. Israël n’a pas de constitution écrite mais s’appuie sur les principes exemplaires énoncés dans la Déclaration d’indépendance de 1948, et sur les 14 lois fondamentales adoptées par la Knesset. La Cour suprême est la plus haute instance judiciaire israélienne. Les jugements sont rendus par des juges professionnels laïcs. Des tribunaux religieux propres à chaque confession ne gèrent que les questions matrimoniales. Israël est aujourd'hui un pays développé, où le niveau de vie, pour tous les Israéliens sans exclusive, est comparable à celui des Européens et des Américains.

source principale : wikipédia

 

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