Tel AVIV sur la Liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO

.

 
C’est le 4e site en Israël  figurant sur cette Liste prestigieuse. La vieille ville d’Acco (Saint-Jean d’Acre) et Massada y ont été inscrits en 2001. Y figurent aussi la vieille ville de Jérusalem et ses remparts.


Ce nouveau site (140,37 ha) comprend trois zones dans le centre de Tel Aviv, dont « la ville blanche centrale » et « le quartier Bialik ». C’est une ’’ synthèse remarquable des diverses tendances du mouvement moderne en matière d’architecture et d’urbanisme au début du 20e siècle. Ces influences ont été adaptées aux conditions culturelles et climatiques du lieu et intégrées dans les traditions locales’’.

Le communiqué de l’UNESCO précise : « Tel-Aviv fut fondée en 1909 et s’est développée sous le mandat britannique en Palestine (1920-1948). La ville blanche fut construite à partir du début des années 1930 et jusqu’en 1948, selon le plan de Sir Patrick Geddes, reflétant les principes de l’urbanisme organique moderne. Les bâtiments furent conçus par des architectes qui immigrèrent après avoir été formés et avoir exercé leur métier en Europe. Dans ce nouveau contexte culturel, ils réalisèrent un ensemble exceptionnel d’architecture du mouvement moderne ».

Le mouvement moderne s’est développé au début des années 1930, lors de la 1èreexposition d’architecture moderne organisée en Algérie (1933). Tel Aviv se différencie de l’architecture coloniale et des plans de ville d’Afrique du Nord. La Ville blanche peut être considéré comme la réalisation à grande échelle des nouvelles idées d’urbanisme de la première moitié du XXe siècle. C’est la seule réalisation urbaine à grande échelle, non pas une « cité-jardin », mais « une entité urbaine répondant à des besoins physiques, économiques, sociaux et humains sur la base d’une approche environnementale ». Sir Patrick Geddes y appliqua les notions de « conurbation » et de « ville, organisme homogène et en constante évolution dans le temps et dans l’espace ». Son travail a été financé par des organisations sionistes britanniques et américaines. Celles-ci espéraient que la renommée de cet architecte attirerait l’attention internationale, encourageant l’alyiah à Tel Aviv. Geddes a cherché à concilier pragmatisme et idéal sioniste, en jetant un pont entre le mouvement visant au retour du peuple juif sur sa terre et le mouvement moderne.

La ville de Tel Aviv s’est développée au nord du port de Jaffa, sur les collines bordant la côte orientale de la mer Méditerranée. Puis, les étapes de son essor correspondent à des quartiers historiques : Neve Zedek (1887-1896), « Achuzat Abyit » (1989-1909) qui signifie « grand ensemble », la Ville Rouge, Lev Hayir - centre actuel - et la Ville blanche (1931-1947). Cette Ville blanche comprend des bâtiments de 3 ou 4 étages. Ces immeubles reflètent les influences du Bauhaus, de Le Corbusier (construction sur pilotis) et d’Erich Mendelsohn (utilisation des arrondis pour les angles des immeubles et les balcons). En béton renforcé, ils se caractérisent pas l’adaptation des idées modernistes au contexte géo-socio-culturel local. Ainsi, si les surfaces vitrées sont larges dans les immeubles européens, elles ont ici des dimensions réduites pour convenir au climat chaud. Ces immeubles sont dotés de brise-soleil, de balcons larges et de coupoles. Leurs toits accessibles, plats et pavés, sont destinés à accueillir les événements de la vie sociale. Conçues pour une population de 30 000 habitants et ceinturées de champs, les « cités-jardins » sont abandonnées au profit de blocs d’immeubles enserrant des espaces verts.

Tel Aviv (’’ colline du printemps ’’ en hébreu) a été fondée, sur du sable, en 1909. La Ville blanche fut construite du début des années 1930 à 1948 selon « le plan d’urbanisme de Sir Patrick Geddes, un des grands théoriciens des débuts de la période moderne, reflétant les principes de l’urbanisme organique moderne. Les bâtiments furent conçus par  des architectes » formés et ayant travaillé en Europe. De 1920 à 1925, la population de Tel Aviv passe de 2 000 à 34 000 habitatns. Après le 1er plan directeur (1921) élaboré par Richard Kauffmann, l’architecte écossais Patrick Geddes établit un 2e plan en 1925. Ratifié en 1927, ce plan est reconduit avec quelques modifications en 1938. La construction débute au début des années 1930. Les concepteurs - dont Joseph Neufeld - sont des architectes, récemment émigrés d’Europe pour des raisons politiques. Parallèlement, l’art architectural en Europe changeait avec les nouveaux régimes politiques (nazisme, stalinisme). 19 d’entre eux ont été élèves du Bauhaus : Arie Sharon, Shmuel Mistechkin et Shlomo Bernstein. Carl Rubin a travaillé avec Mendelsohn et était l’ami de Richard Kauffmann. Sam Barkai et Shlomo Bernstein ont travaillé dans l’agence de Le Corbusier et Ze’ev Rechter a étudié aux Beaux-Arts de Paris. Dov Karmi, Genia Averbuch et Benjamin Anekstein ont étudié à Gand et Bruxelles (Belgique). D’autres architectes ont été influencés par Terragni et Pagano (Italie). Mendelsohn travailla en Eretz Israël de 1934 à 1942, principalement à Haïfa et Jérusalem. Le bien proposé pour inscription a été construit dans les années 1930.

« Il y avait une grande affinité entre le mouvement moderne et les besoins de l’installation juive en Palestine, dont le principal objectif était de construire la structure physique de la patrie juive aussi vite que possible, pour absorber les vagues successives d’immigration qui s’accéléraient ».

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×