Les agriculteurs de Gaza en stage de formation en Israël

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Un mois et demi après l’opération anti-terroriste Pilier de Défense, Israël vient d’accueillir sur son territoire un peu plus de 30 agriculteurs palestiniens de la bande de Gaza « venus apprendre les nouvelles technologies et techniques d’agriculture pour augmenter la qualité des récoltes. »

Jamal Abu Al-Najjar, le directeur de l’Association des agriculteurs de Khan Younes est arrivé avec le groupe dans la région d’Eshkol, cette même région israélienne particulièrement touché par les missiles du Hamas. Mais une fois en Israël, il n’a pas hésité à demandé aux spécialistes israéliens « comment faire pour développer de nouvelles variétés de tomates. » Après avoir reçu toutes les réponses et une formation, il a échangé son numéro avec un agriculteur israélien.

Des agriculteurs de Gaza devant un stand du KKL

Des agriculteurs de Gaza devant un stand du KKL

 

« Je suis impressionné par leur technologie » a ajouté le palestinien. « Grâce à eux, on va pouvoir augmenter les récoltes, mais aussi la qualité des produits et peut-être même gagner plus d’argent… »

«L’agriculture ne connaît pas de frontières», a déclaré le Coordonnateur des évènements de ce type entre Gaza et Israël. « Les plantes ravageurs, les animaux nuisibles, vont à droite et à gauche de la frontière. Chaque inquiétude israélienne est partagé par les palestiniens et vis et versa. »

Au début de la décennie précédente, 70.000 tonnes de légumes palestiniens arrivaient sur le marché israélien. Et autant  passait d’Israël vers Ramallah et les Territoires Palestiniens. Mais depuis l’arrivée de Mahmoud Abbas, les exportations israéliennes à Gaza ont explosés alors que les exportations de Gaza ont largement diminuées à cause des destructions et spoliations du Hamas.

Selon le Président de l’Association des Agriculteurs de Gaza, Ahmad Shafi. «Nous exportons des poivrons, des fraises, des fleurs, des tomates cerises et des épices. Et quand nous n’exportons pas en Israël, mais en Europe par exemple, nous pouvons le faire uniquement grâce au savoir faire israélien. Ce sont eux qui nous permettent d’envoyer et de livrer nos marchandises avec certitude et sans problème sur tous les marchés. Et ils payent toujours, pas comme quand on passait par l’Egypte. »

Depuis un mois, « nous avons exporté grâce à Israël 200 tonnes de fraises, 130 t de tomates, 5 t d’épices et plus d’un million de fleurs. »

kkl

Les agriculteurs prétendent qu’ils n’ont aucun problème à entrer en Israël et à faire des affaires avec des entreprises israéliennes. «Au contraire. Notre intérêt est de continuer à nous coordonner avec la partie israélienne, et même exporter vers Israël. Nous ne regardons pas les choses politiquement », a déclaré un agriculteur. « D’ailleurs le Hamas sait que nous sommes en Israël, nous avons coordonné le voyage avec eux, si non, il aurait été impossible de sortir… »

Les exploitants agricoles indiquent que la situation s’est considérablement améliorée depuis un mois. Al-Najar: affirment que « tout le monde à retrouvé ses terres, Israël ne tire plus dessus et le Hamas n’utilise plus les terres pour lancer des missiles non plus. Les exportations vers l’Europe ont repris, vers Israël et vers les territoires aussi. »

Par Elior Lévy – Yediot Ahronot – Adapté en français par JSSNews

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