L'ONU et les réfugiés palestiniens...

Tout le monde connaît la fable des pauvres Palestiniens persécutés par les méchants Israéliens. Les juifs leur ont volé leur terre, les ont poussés à la porte et, depuis, ils vivent dans la pauvreté sous la menace constante des représailles de Tsahal, l’armée israélienne. Comme toutes les fables faciles à raconter, elle gagne facilement les esprits et n’est pas simple à démonter.

Charles Meyer et Philippe Juza ont pris leur courage à deux mains et se sont attelés à la tâche. Dans leur dernier ouvrage intitulé « Réfugiés palestiniens, otages de la diplomatie », ils prétendent rétablir la vérité. Non pas en niant le problème des réfugiés ou en dédouanant Israël de ses propres responsabilités dans l’affaire mais en suivant ce peuple à la trace depuis 1948. « Oui, les Palestiniens sont mal traités mais ils l’ont surtout été par les gouvernements arabes où ils se sont réfugiés. Ils le sont aussi sur leur propre territoire par des groupes d’intégristes islamiques qui se servent d’eux pour maintenir un climat belliqueux dans la région. Et ce dans un seul but : parvenir à faire disparaître l’Etat hébreu ».

Le scandale de l’UNRWA

Les auteurs donnent leur explication de l’échec constant d’un processus de paix. Ils exposent pourquoi aucune solution acceptable n’a jamais été trouvée en faveur de ce peuple qui pourrait vivre paisiblement depuis longtemps aux côtés d’Israël. « Aucun Etat palestinien ne peut naître sans l’accord et le soutien des grands pays arabes de la région. Or aucun d’eux n’en veut, tant ils craignent que son apparition ne perturbe l’équilibre précaire où ils se meuvent », écrivent Meyer et Juza.

Un autre élément bien plus pervers, si l’on en croit les auteurs, maintient les Palestiniens dans un état d’assistanat et de misère. L’UNRWA, l’organisme d’aide aux réfugiés palestiniens créé en 1949 par l’ONU ne ferait qu’aggraver le problème : « L’UNRWA, une énorme organisation dont le rôle est de soulager la misère des réfugiés mais qui, en même temps, la perpétue. Son mandat est temporaire, il a été constamment renouvelé et vient à expiration le 30 juin ».

Charles Meyer et Philippe Juza demandent expressément le non-renouvellement de ce mandat. « Il faut en sortir ». L’UNRWA, c’est 30.000 fonctionnaires qui n’ont pas envie de perdre leur statut privilégié. C’est aussi 1,26 milliard de budget par an et, plus grave, ce sont des fonds dont on ne peut connaître avec certitude la destination. Cet argent sert-il au Hamas, organisation terroriste qui contrôle Gaza, à s’équiper en armes ? L’UNRWA emploie-t-elle des terroristes ? Les fonds de L’UNRWA ont-ils alimenté le bas de laine personnel de Yasser Arafat, classé de son vivant 6e fortune mondiale ? Selon les auteurs, c’est loin d’être improbable. Si tout cela est vrai, on ne comprend pas pourquoi tout cela ne provoque pas un scandale international. Ce ne sont tout de même pas quelques puits de pétrole qui peuvent bloquer l’indignation générale.

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