Iran, le régime des ayatollahs annule une visite d’une délégation de l’UE

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par Hélène Keller-Lind

samedi 27 octobre 2012 



En juin dernier, à la suite de déclarations antisémites du Premier vice-Président iranien, Avigdor Liberman comparait le régime iranien au régime hitlérien. Et déplorait vivement que « la communauté internationale ne comprenne pas suffisamment le grand danger que pose le régime iranien à la paix dans le monde ». Incompréhension qu’allait illustrer la visite de six jours à Téhéran d’une délégation du Parlement européen prévue à partir du 27 octobre. Or, le gouvernement iranien vient d’annuler ce voyage, au grand dam de la délégation...

Le régime des ayatollahs : des fanatiques antisémites avec une vision claire d’un monde Judenrein

En juin dernier à la suite de propos résolument antisémites tenus par le Premier vice-Président iranien qui évoquait le Talmud, affirmant qu’il y était enjoint aux Juifs - « sionistes » - de détruire l’humanité en orchestrant un trafic de drogue planétaire, le ministre des Affaires étrangères israélien, Avigdor Liberman réagissait ainsi : « Le régime iranien n’est pas composé de fous, mais de fanatiques antisémites qui ont une vision très claire du monde et un projet détaillé dont la partie centrale, comme ils le déclarent ouvertement, est la destruction de l’État d’Israël ». Ce que le ministre israélien comparait à la vision hitlérienne d’un monde Judenrein. Il ajoutait : « la communauté internationale ne comprend pas suffisamment le grand danger que pose le régime iranien à la paix dans le monde. Hitler aussi a dit des choses « folles » et est parvenu à mettre son projet à exécution »

Un voyage iranien d’une délégation du Parlement européen, comme si de rien n’était

Une incompréhension qu’allait illustrer un voyage à Téhéran organisé par une délégation de députés européens fin octobre et début novembre. Députés prêts à « discuter » avec leurs homologues iraniens. Toutefois, ils précisaient vouloir « souligner également l’engagement de l’UE envers les droits de l’homme, en abordant certaines craintes directement avec des décideurs politiques et des représentants de la société civile ».

Ce qui, semble-t-il, n’a pas été du tout du goût de Téhéran qui, par la bouche de Hossein Sheikhol-Eslam, un officiel de haut rang, conseiller auprès du Président du Parlement iranien, assurait que les « conditions préalables fixées par la délégation étaient inacceptables ». Il ajoutait que l’UE avait cédé à des pressions israéliennes, la perspective de ce voyage ayant fâché Israël, disait-il..

L’agence de presse iranienne Fars News rappelant par ailleurs qu’en dépit des protestation israéliennes le Secrétaire général de l’ONU avait assisté au Sommet des non Alignés qui s’est tenu à Téhéran l’été dernier .http://english.farsnews.com/newstext.php?nn=9107115112 . Mais cette agence désinforme en passant sous silence le fait que Ban Ki-moon avait alors fustigé l’Iran pour son antisémitisme, son non respect des droits de l’homme, sa volonté affichée de détruire un État membre – Israël – et de contribuer au bain de sang en Syrie...

Voyage annulé : l’Iran n’a pas accordé de visas à la délégation de l’UE

Toutefois les Iraniens laissent planer le doute sur les conditions de l’annulation de ce voyage. Celle-ci ayant été décidée par la délégation elle-même, donnent-ils à penser. Pourtant, dans un communiqué officiel la Présidente de la délégation pour les relations avec l’Iran, Tarja Cronberg, annonce qu’étant donné que « les autorités iraniennes ont refusé d’accorder des visas au membres de la délégation » la visite a dû être annulée « sans que des raisons claires aient été données ». Ce qu’elle « déplore profondément »

Cela réveillera-t-il le Parlement européen ? On en doute...

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